Devant son rival Fasquelle, Wauquiez promet de ne "pas rejouer" la bataille Copé/Fillon

Publié à 21h41, le 30 août 2017 , Modifié à 21h42, le 30 août 2017

Devant son rival Fasquelle, Wauquiez promet de ne "pas rejouer" la bataille Copé/Fillon
© AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
Image Amandine Réaux


Pour son meeting de pré-candidature ce mercredi 30 août, Laurent Wauquiez a choisi un lieu symbolique : Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône. Un fief copéiste récupéré par Nicolas Sarkozy, qui y avait fait son premier meeting de candidat (très droitier) à la primaire de la droite. Mais cet héritier de Nicolas Sarkozy veut éviter les divisions passées lors de l'élection du nouveau président de Les Républicains.

C'est en ce sens que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui doit annoncer dans les prochains jours sa candidature à la présidence de LR, a promis le "rassemblement" de son parti et une droite "vraiment de droite".

Prêt à viser la tête d'un parti meurtri par la séquence électorale 2017, avec l'échec de François Fillon au premier tour de la présidentielle et la division par deux de son nombre de députés à l'Assemblée, Laurent Wauquiez a assuré qu'il serait le garant du "rassemblement". Il a promis de ne "pas rejouer ce que nous avons connu avec Jean-François Copé et François Fillon", qui s'étaient violemment affrontés pour la tête de l'UMP en 2012. Il a garanti :



La famille des Républicains sera unie et il n'y aura pas de division entre nous.


Laurent Wauquiez s'en est pris aux "écuries" passées, saluant la présence à la tribune du député Daniel Fasquelle, sarkozyste comme lui et l'un de ses futurs rivaux pour la présidence LR.

Pour autant, il a promis de faire un sort aux "Constructifs" LR qui ont rejoint Emmanuel Macron : à plusieurs personnes qui l'intimaient dans l'assistance de les "virer", il Wauquiez a répondu : "Ça, faites-moi confiance".

Car pour l'ex-député, "rassembler, ce n'est pas se renier (...) : il faut qu'il y ait une droite en France et il faut que la droite soit vraiment de droite". "Je n'ai pas peur des différences quand elles sont au service d'une même vision et d'une colonne vertébrale" a-t-il aussi mis en garde. "Nous avons déçu, non par les valeurs de la droite mais parce que quand nous sommes en responsabilité, les Français ne sont plus sûrs que nous irons jusqu'au bout et que nous ferons ce que nous disons", a-t-il insisté.

250.000 militants encartés à LR auront le choix entre plusieurs candidats lors du congrès virtuel des 10 et 17 décembre.

A plusieurs reprises, l'ancien ministre a évoqué de manière allusive sa future candidature, qui devrait être annoncée d'ici dimanche et sa traditionnelle ascension du Mont Mézenc (Haute-Loire) : "Vous pouvez compter sur moi. Je vous en fais la promesse solennelle, je ne céderai jamais, je ne me renierai pas et je ne ferai pas marche arrière en disant exactement l'inverse de ce que vous attendez que nous défendions", a-t-il ainsi dit en conclusion.

Auparavant, il avait longuement défendu les "valeurs" de la droite face au président Emmanuel Macron dont le "seul projet est lui-même", appelant aussi les siens à ne "pas laisser la voix de l'opposition" au leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, et qualifiant d'"impasse" Marine Le Pen suite à son débat raté du second tour de la présidentielle.

Autour de lui, plusieurs figures des Républicains de Paca, dont le puissant député et patron des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, la patronne du département des Bouches-du-Rhône Martine Vassal ou encore le sénateur Bruno Gilles, ont fait fi de ce que cette candidature n'ait pas été annoncée, apportant leur soutien à Laurent Wauquiez. Il "ne s'excuse pas d'être de droite", a salué Eric Ciotti.

Du rab sur le Lab

PlusPlus