VIDÉO - Devant Vladimir Poutine, Emmanuel Macron dézingue Sputnik et Russia Today

Publié à 17h53, le 29 mai 2017 , Modifié à 18h24, le 29 mai 2017

VIDÉO - Devant Vladimir Poutine, Emmanuel Macron dézingue Sputnik et Russia Today
Vladimir Poutine et Emmanuel Macron © Capture d'écran BMFTV

Вы поддельные новости - Emmanuel Macron n'a peur de rien, et surtout pas de Vladimir Poutine. Après avoir remporté son duel de poignée de main avec Donald Trump, le président français a reçu ce lundi 29 mai son homologue russe, au palais de Versailles.

C'est beau, Versailles. C'est majestueux, Versailles. Parfois, des Présidents se laissent griser par les beautés des lieux et prononcent des paroles qu'ils regrettent, plus tard. Espérons que ça ne sera pas le cas cette fois. Car devant Vladimir Poutine, Emmanuel Macron n'a pas pris de gant. Et après une longue entrevue avec le leader russe, le chef de l'État a prévenu, lors d'une conférence de presse commune : il y a des choses que la France ne tolérera plus. Et notamment le comportement de certains médias russes.

Emmanuel Macron a ainsi été interrogé sur l'interdiction d'accès, durant la campagne présidentielle, des médias russes Russia Today et Sputnik, deux médias financés par Moscou, à son QG. "Par rapport à la campagne électorale en France, la journaliste russe [de Russia Today, NDLR] avait eu des difficultés pour avoir accès à votre quartier général. Qu’en pensez-vous et comment comptez-vous construire vos relations avec les journalistes, monsieur le Président ?" a demandé la présidente de Russia Today France. La réponse du chef de l'État français, aux côtés de Vladimir Poutine, a été cinglante :

 

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J’ai toujours eu une relation exemplaire avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu’ils soient journalistes. Les responsables politiques ont des responsabilités de prendre des décisions, de dire les choses. Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence. Russia Today et Sputnik ont été des organes d’influence pendant cette campagne qui ont, à plusieurs reprises, produit des contre-vérités sur ma personne et ma campagne. Et j’ai considéré qu’ils n’avaient pas leur place, je vous le confirme, à mon quartier général.



La totalité des journalistes étrangers, y compris russes, professionnels, ont eu accès à ma campagne. C’est simple. Les règles sont ainsi et ce seront toujours les mêmes. Et c’est en cela qu'il était grave que des organes de presse étrangers sous quelque influence que ce soit, je ne le sais, aient interféré en répandant des contre-vérités graves dans le cadre d’une campagne démocratique. Et à cela, je ne céderai rien, Madame. Donc, on se dit les choses en vérité. Mais Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes mais comme des organes d’influence, de propagande et de propagande mensongère. Ni plus ni moins

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À voir ci-dessous en vidéo : 

Durant la campagne présidentielle, le candidat à l'Élysée avait interdit l'accès à son QG à ces deux médias russes au motif que ces deux titres, tous deux financés par Moscou, étaient considérés par En Marche comme des "agences de propagande d'Etat" qui faisaient circuler de "façon méthodique" des "informations mensongères".

"S'il faut clarifier les choses avec eux on le fera, mais en l'état nous ne considérons pas RT France ni Sputnik, cette entité bicéphale, comme un organe de presse ni comme un média, mais réellement comme une agence de propagande d'Etat", avait commenté auprès de Reuters un porte-parole de d'Emmanuel Macron. "Il s'agit d'une discrimination ciblée et éhontée des médias russes de la part du candidat à la présidentielle d'un pays qui a toujours été vigilant en matière de liberté d'expression", avait pour sa part dénoncé Moscou par la voix de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova.

Les relations entre le camp Macron et la Russie ne sont pas simples. Durant la campagne du premier tour, l'ancien ministre de l'Économie s'est distingué de ses principaux concurrents, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, dénonçant leur "fascination délétère" de la Russie de Vladimir Poutine. L'entourage du candidat a également signifie avoir été la cible d'attaques provenant de hackers russes

 

 

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