Difficultés de Benoît Hamon : "Lorsqu'on a le projet des Verts, on fait le score des Verts", juge le vallsiste David Habib

Publié à 21h02, le 11 avril 2017 , Modifié à 21h02, le 11 avril 2017

Difficultés de Benoît Hamon : "Lorsqu'on a le projet des Verts, on fait le score des Verts", juge le vallsiste David Habib
© GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Image Julien Chabrout


La campagne de Benoît Hamon est décidément bien difficile. Le candidat du PS à la présidentielle n’est pas sûr d’atteindre la barre des 10 %, selon les différents sondages. Alors, forcément, ça tangue au Parti socialiste. Venu *soutenir* Benoît Hamon lors d’un déplacement en Saône-et-Loire le 7 avril, Arnaud Montebourg avait trouvé par exemple trouvé le moyen de glisser qu’il avait un "meilleur programme" que son adversaire lors de la primaire de la Belle Alliance Populaire avant de partir seul en pleine visite.

Signe des tensions existantes au sein du PS, la dernière réunion du groupe PS à l’Assemblée le 4 avril a été particulièrement animée, selon le Canard enchaîné daté du mercredi 12 avril. L’hebdomadaire satirique évoque notamment l’intervention du député des Pyrénées-Atlantiques David Habib, qui n’a pas parrainé Benoît Hamon. Ce proche de Manuel Valls a mis en cause l’influence jugée négative d’EELV dans la campagne de Benoît Hamon :

 



Lorsqu’on a le projet des Verts, on fait le score des Verts.

Benoît Hamon avait encore plus verdi son projet à la suite d’un accord électoral entre l’ancien candidat écologiste Yannick Jadot et celui du PS, annoncé le 23 février. Cet accord, ratifié par les militants d’EELV, actait le retrait de la candidature de Yannick Jadot en échange de plusieurs mesures, comme la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ou la sortie du nucléaire en 25 ans, mais aussi une quarantaine de circonscriptions aux législatives.

Pour le moment, le score de Benoît Hamon attribué par les instituts de sondage (9-10 %) est toutefois au moins égal voire supérieur aux scores réunis des candidats écologistes Noël Mamère (5,25 % en 2002), Dominique Voynet (1,57 % en 2007) et Eva Joly (2,31%) lors des trois précédentes présidentielles. Mais l’entourage de Benoît Hamon n’en demeure pas moins inquiet : "L'objectif maintenant, c'est de rester au-dessus des 5 % pour obtenir le remboursement des 14 millions d'euros engagés dans la campagne", a ainsi lancé un membre de l’équipe du candidat socialiste interrogé par l’Express.

Sur RTL, lundi 10 avril, Benoît Hamon n’avait pas caché les difficultés rencontrées : "Ce n’est pas une campagne facile, je le reconnais, parce qu’il y a le bilan d’un quinquennat".

 

[BONUS TRACK] Pour Jadot, Hamon s’est fait "piéger" en disant qu’il voterait pour Mélenchon au second tour

C’est une déclaration assez surprenante, survenue samedi 8 avril durant l’émission On n’est pas couché, sur France 2. Benoît Hamon a indiqué qu‘il appellerait à voter pour Jean-Luc Mélenchon au second tour dans l’hypothèse où le candidat du PS ne serait pas qualifié, contrairement à celui de la France insoumise. Interrogé sur les propos de son candidat ce mardi sur franceinfo:, l’écologiste Yannick Jadot a tenté de le défendre en évoquant "le piège" des journalistes. Voici cet échange :

 

Yannick Jadot : Moi aujourd’hui je me bats pour que ça soit Benoît Hamon qui soit au second tour. Il répond (à une question, ndlr). Vous (les journalistes) enquillez en permanence les questions ‘mais si si si’… (.) Il se bat, il mène sa campagne crânement, le PS ne lui a fait aucun cadeau.

Journaliste : Mais alors pourquoi dit-il ça ?

Yannick Jadot : Il répond à une question…

Journaliste : Vous pensez qu’il a eu tort de faire ça ?

Yannick Jadot : Oui parce qu’on connait le piège.







#

Du rab sur le Lab

PlusPlus