"Double ration de frites" : Apparu moque Sarkozy et sa République à base de "tranches de jambon"

Publié à 08h54, le 08 novembre 2016 , Modifié à 11h19, le 08 novembre 2016

"Double ration de frites" : Apparu moque Sarkozy et sa République à base de "tranches de jambon"
Benoist Apparu © THOMAS SAMSON / AFP
Image Sylvain Chazot


C'est toujours la même histoire : Nicolas Sarkozy formule une proposition choc, tient un propos polémique, et le reste de la classe politique est contraint, pendant les jours suivants, de se positionner par rapport à cette nouvelle sortie.

Nouvel exemple lundi 7 novembre. À Neuilly-sur-Seine, l'ancien chef de l'État a ainsi parlé, entre autres choses, des menus de substitution, formulant une proposition pas franchement diététique : ceux qui ne veulent pas manger de porc à la cantine n'ont qu'à prendre une "double-ration de frites" à la place du jambon ou des côtelettes.

Quelques heures plus tard, les adversaires de Nicolas Sarkozy sont donc invités à réagir. Invité de LCI ce mardi 8 novembre, Benoist Apparu, porte-parole d'Alain Juppé, commente cette nouvelle sortie sarkozyste. Et pas en bien, figurez-vous. Il dit :

Il ajoute même : 'c'est ça la République, avoir des repas qui soient les mêmes pour tous'. Je ne suis pas sûr que la République se définisse par des tranches de jambon, pour ce qui me concerne. Et je ne suis pas sûr non plus que ce sujet-là soit à la hauteur de la présidentielle, et encore moins la façon dont on le traite.

Benoist Apparu déplore ainsi la façon dont certains sujets importants, comme la laïcité en l'espèce, sont abordés par le camp Sarkozy. Il dénonce ces "petites phrases de meeting qui sont très sympathiques pour les salles". "Les fans sont contents, ils applaudissent à ces jeux d'humour. Je ne suis pas sûr que ce soit comme ça que l'on mène une campagne électorale", commente l'ancien secrétaire d'État au Logement sous Nicolas Sarkozy.

Peut-être. Mais c'est en tout cas comme ça, du côté de chez Nicolas Sarkozy, que l'on entend gagner la primaire et parler au nom de "la majorité silencieuse", celle qui "prend le métro". 

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