Du gouvernement à Philippot, en passant par Wauquiez, embouteillage sur la tombe du Général de Gaulle

Publié à 07h34, le 09 novembre 2017 , Modifié à 07h34, le 09 novembre 2017

Du gouvernement à Philippot, en passant par Wauquiez, embouteillage sur la tombe du Général de Gaulle
Image Sébastien Tronche


Avant, le gaullisme était l’apanage du principal parti de droite. Mais ça, c’était avant, comme on dit. Car le général de Gaulle est peut-être aujourd’hui la figure politique la plus revendiquée par une large partie de la classe politique française. Et si cela s’était vu pendant la dernière campagne présidentielle, cela sera encore plus visible ce jeudi 9 novembre, 47e anniversaire de la mort du premier Président de la 5e République, comme le relève L’Opinion.

Il y aura donc embouteillage sur la tombe du Général, à Colombey-les-Deux-Eglises ce jeudi. Outre les traditionnelles visites de Florian Philippot, ex-vice-président du FN désormais à la tête de son mouvement les Patriotes, et Nicolas Dupont-Aignan, patron revendiqué gaulliste de Debout la France, de nombreuses personnalités viendront fleurir la tombe du père de la 5e République.

Parti génétiquement gaulliste, Les Républicains verront deux des trois candidats à sa présidence rendre hommage au Général de Gaulle : Laurent Wauquiez et Maël de Calan. Mais Bernard Accoyer, patron intérimaire de LR, sera aussi du défilé.

L’exécutif sera aussi représenté. Ainsi Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’Etat aux Anciens combattants du gouvernement d’Edouard Philippe, se rendra également sur la tombe de de Gaulle.

La figure de de Gaulle est revendiquée et utilisée par beaucoup d’hommes et femmes politiques. Bruno Le Maire, ex-LR rallié à LREM et ministre de l’Economie, ne dit-il pas, comme le rappelle L’Opinion, que "la seule étiquette" qu’il "revendique" est celle de "gaulliste". Même Bernard Cazeneuve, dernier Premier ministre socialiste du quinquennat Hollande, assure qu’il y a chez lui "un gaulliste qui sommeille" et qu’il est "très attaché à l’héritage du Général de Gaulle".

En juin 2016, c’est François Hollande, socialiste alors à l’Elysée, qui avait déroulé une séquence "De Gaulle" en trois actes moquée par la droite.

Et si l’homme politique "et de droite et de gauche" en 2017 n’était pas Emmanuel Macron mais Charles de Gaulle ?

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