Élu président de LR, Wauquiez prévient Bertrand et Pécresse : "Personne ne peut plus rester spectateur"

Publié à 20h53, le 10 décembre 2017 , Modifié à 22h23, le 10 décembre 2017

Élu président de LR,  Wauquiez prévient Bertrand et Pécresse : "Personne ne peut plus rester spectateur"
Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse © Montage le Lab via AFP
Image Etienne Baldit


Il n'a rien dit ou presque de toute la campagne pour la présidence de LR, au sujet de ces ténors qui n'ont pas voulu s'impliquer - Xavier Bertrand et Valérie Pécresse pour ne pas les nommer. Mais Laurent Wauquiez n'en pensait pas moins. Il l'a donc dit quelques minutes après sa large élection sans surprise, dès le premier tour du scrutin, dimanche 10 décembre. 

Depuis son QG d'un soir, Laurent Wauquiez a d'abord clamé son slogan de campagne mis à jour après sa victoire : "Oui ce soir, nous pouvons dire 'La droite est de retour'." Promettant de "reconstruire" un parti désorienté "avec des nouveaux visages" et dans une logique de "rassemblement", il a salué ses concurrents défaits : la filloniste Florence Portelli (deuxième avec 16,11%) et le juppéiste Maël de Calan (bon dernier avec 9,25%). "Ils ont eu le courage de se présenter", a-t-il notamment dit, les faisant applaudir par ses supporters. 

Puis il a évoqué ces fameuses "personnalités qui n'ont pas voulu s'engager" et qui ne l'ont donc pas soutenu. Ne citant personne, il a balancé, dans un propos oscillant entre la main tendue et la mise en garde :

Je veux leur dire que je respecte leur choix. Je crois au rassemblement. Ce qui se joue maintenant dépasse nos destins personnels. Aujourd'hui, quand on a du talent, il faut le mettre au service de notre famille et personne ne peut plus rester spectateur.

À bon entendeur. Dimanche soir, ni Valérie Pécresse ni Xavier Bertrand (ni même Alain Juppé, d'ailleurs) n'avaient cependant réagi à l'élection du nouveau président de leur parti.

Il est vrai que leur implication au sein de LR ne va pas de soi. D'une parce qu'ils ont tous deux au moins un œil rivé sur la présidentielle de 2022. De deux parce que les deux présidents de région (Île-de-France et Hauts-de-France) ont pris leur distances avec une ligne trop dure, trop droitière, qu'incarnerait Laurent Wauquiez, s'inquiétant d'un éventuel rapprochement avec l'extrême droite et le Front national. Leur volonté, ou non, de revenir dans le jeu partisan dépendra en partie de la ligne prônée par le nouveau président. Et au vu de la campagne qu'il vient de mener, ce ne devrait pas être de la limonade...

À noter que Valérie Pécresse a tout de même mis un pied dans la compétition en toute fin de campagne, prenant fait et cause pour tous les candidats... sauf Laurent Wauquiez.





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