Emmanuel Macron aimerait bien que François Hollande arrête de "justifier son bilan devant les journalistes"

Publié à 06h22, le 31 août 2017 , Modifié à 06h28, le 31 août 2017

Emmanuel Macron aimerait bien que François Hollande arrête de "justifier son bilan devant les journalistes"
© AFP
Image Etienne Baldit


JE LUI DEMANDE DE S'ARRÊTER - Il a fait son grand retour à la faveur de l'été, se montrant un peu partout et parlant à tour de bras. Eh vas-y que je dis que si la France va mieux c'est quand même grâce à moi, d'ailleurs faudrait pas que mon successeur aille trop loin dans ses réformes (je dis ça, je dis rien), oh tiens et si je faisais un peu de diplomatie parallèle tout en essayant de remettre la main sur le Parti socialiste... François Hollande s'est bruyamment invité au concert des commentaires et analyses sur les trois mois de la présidence d'Emmanuel Macron.

Alors forcément, l'actuel chef de l'État en a un peu ras-le-bol, comme disent certain(e)s. Après avoir répondu à son prédécesseur lors d'une conférence de presse en Autriche le 24 août, le Président s'en prend à nouveau à lui dans sa première interview post-stratégie jupitérienne. Un entretien fleuve de 15 pages dans Le Point, publié jeudi 31 août, dans lequel Macron dit ceci :



J'ai du respect pour François Hollande. Je pense qu'il y a eu de bonnes mesures économiques et sociales lors du précédent quinquennat, et j'espère y avoir contribué. Mais il serait étrange que l'impossibilité qui a été la sienne de défendre son bilan devant les Français puisse motiver une tentation, durant les années qui viennent, de le justifier devant les journalistes.

Ça, c'est fait.

Sur le fond des mises en garde de François Hollande quant aux "sacrifices pas utiles" qu'il ne faudrait pas "demander aux Français" dans le cadre des réformes et notamment celle du code du travail, Emmanuel Macron ne dévie pas d'un poil et répond ceci :



Nous sommes un pays de météorologues : on regarde la conjoncture et, dès que ça va un peu mieux, il ne faudrait plus demander d’efforts, il faudrait renoncer à transformer les choses ! Dès que ça va moins bien, en revanche, il faut lancer en urgence une réforme qui ne parvient jamais à son terme en raison justement de la dureté de la situation.

"La réforme du marché du travail est une réforme de transformation profonde et, comme je m'y suis engagé, elle doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat", dit encore le Président dans cette interview.

Du rab sur le Lab

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