Emmanuel Macron cible le conseiller régional FN La Tocnaye, fils du "commanditaire" de l'attentat du Petit-Clamart

Publié à 23h04, le 27 avril 2017 , Modifié à 23h18, le 27 avril 2017

Emmanuel Macron cible le conseiller régional FN La Tocnaye, fils du "commanditaire" de l'attentat du Petit-Clamart
© Capture d'écran TF1
Image Amandine Réaux


Pour ce second tour face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron veut "rassembler", sans pour autant modifier son programme, c’est-à-dire sans donner des gages concrets aux électeurs de gauche et de droite qui ne se retrouveraient pas totalement dans son projet. Alors, ce 27 avril, lors de l’émission de TF1 Élysée 2017, le candidat d’En Marche ! a joué la carte du gaullisme en renvoyant le Front national à l’OAS et au négationnisme dont certains de ses membres en sont les héritiers, accuse-t-il. L’ex-ministre de l’Économie a déclaré :



Je respecte les électeurs de François Fillon qui voulaient plus de réformes économiques dans leur sens, qui voulaient une autre société. Je leur dis simplement : est-ce que vous vous retrouvez dans le projet de madame Le Pen ? Est-ce que vous pensez que c’est un projet qui est à l’idée de l’image de la France que portait le général de Gaulle ? Madame Le Pen, elle défend les couleurs d’un parti qui a conduit des attentats contre le général de Gaulle, qui a encore les enfants, d’ailleurs, de ces protagonistes dans ses rangs, qui s’est construit sur l’antigaullisme et la République française.

L’intervieweur Gilles Bouleau lui fait alors remarquer que "les attentats contre le général de Gaulle, c’était l’OAS, c’était pas le Front national qui n’existait pas dans ces années-là". Emmanuel Macron répond :



- Emmanuel Macron : Non. Simplement, le commanditaire du Petit-Clamart, son fils, qui d’ailleurs revendique encore les choses, il est dans l’opposition Front national à monsieur Estrosi à la région [Paca].

- Gilles Bouleau : Il n’est pas responsable des actes de ses parents, monsieur.

- Emmanuel Macron : Non, mais avec des positions, y compris d’ailleurs qui sont prises par des dirigeants actuels du Front national depuis que madame Le Pen lui a laissé ses responsabilités, par un dirigeant qui a tenu des propos graves sur notre histoire, sur notre vie politique.


Emmanuel Macron cible donc plus précisément, sans le nommer, Thibaut de la Tocnaye, fils d’Alain d'Alain de la Tocnaye, membre de l'OAS et impliqué dans l'attentat du Petit-Clamart perpétré en 1962 contre le général de Gaulle. Aujourd’hui, ce conseiller régional FN à la région Paca est également membre du bureau politique du parti frontiste. Sur le site Internet, il est également présenté comme le conseiller de Marine Le Pen à la Réindustrialisation.

Dans le viseur d’Emmanuel Macron également, Jean-François Jalkh, nouveau président du Front national par intérim après la mise en congé de Marine Le Pen et rattrapé par des déclarations négationnistes.









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