Emmanuel Macron ne "renie" ni ne "revendique" la dimension christique

Publié à 10h10, le 12 février 2017 , Modifié à 14h28, le 13 février 2017

Emmanuel Macron ne "renie" ni ne "revendique" la dimension christique
Emmanuel Macron prenant une pose christique lors de son meeting à la Mutualité le 10 décembre 2016. © Capture d'écran BFMTV

Le comportement christique d’Emmanuel Macron a été largement moqué, par les internautes, mais pas que. Lors de son meeting Porte de Versailles le 10 décembre, le candidat En Marche ! à la présidentielle avait littéralement hurlé dans son micro pour conclure la rencontre, et fini par mettre les bras en croix dans une pose tout à fait mystique.

Deux mois plus tard, auprès du JDD du 12 février, l’ancien ministre de l’Économie revient sur cette attitude :

"

La dimension christique, je ne la renie pas ; je ne la revendique pas.

"

Il complète :

"

Je ne cherche pas à être un prédicateur christique.

"

Le prétendant à l'Élysée est donc christique, mais pas trop.

Dans cette interview, Emmanuel Macron, après avoir reçu un petit mot d’une dame lui assurant qu’il a "été choisi par ce qui est au-dessus de nous", explique qu’"il y a beaucoup de gens qui ont ça en tête", que "la politique, c’est mystique".

Lors d’une réunion publique, Benoît Hamon avait décidé de cibler son adversaire Emmanuel Macron en prenant une pose christique, lui aussi. "Tout le monde ne peut pas être touché par la grâce ou être Leonardo DiCaprio", avait plaisanté le candidat PS.

Plus récemment, c’est l’épouse du candidat elle-même, Brigitte Macron, qui a confié à un ami : "Tu sais, ce n’est pas marrant de vivre avec Jeanne d’Arc".



[BONUS TRACK]

C’est une petite musique qui résonne depuis quelques jours : en fait, Emmanuel Macron aurait bien un programme. On a commencé à le deviner après une critique du candidat sur l’absence de projet (sic) de son adversaire François Fillon. Dans Le JDD du 12 février, l’ex-ministre de l’Économie explique que c’est un peu la faute des journalistes s’il est attaqué sur son absence de programme :

"

Sous couvert d’exigence, c’est un procédé paresseux. Si les journalistes prenaient le temps de recenser ce que j’ai dit et écrit, ils verraient mon projet. De toute façon, le jour où il y aura un projet mis sur la table, ils diront : 'Ah, ce n’est que ça'.

"

 

#

Du rab sur le Lab

PlusPlus