Emmanuel Macron rappelle à François Fillon qu’à la fin, "Vercingétorix a rendu les armes"

Publié à 09h04, le 12 avril 2017 , Modifié à 09h04, le 12 avril 2017

Emmanuel Macron rappelle à François Fillon qu’à la fin, "Vercingétorix a rendu les armes"
Emmanuel Macron. © SEBASTIEN BOZON / AFP
Image Sébastien Tronche


Après s’être comparé à Charles de Gaulle et Pierre Bérégovoy, François Fillon s’est récemment pris pour Vercingétorix, ce "rebelle gaulois" qui "infligea une défaite magistrale à César… qui était pourtant le favori des sondages". Une comparaison pour le moins étrange quand on connaît la fin de l’histoire.

Ce que n’a pas manqué de lui rappeler Emmanuel Macron, mardi 11 avril, en meeting à Besançon devant environ 2.000 personnes. Le candidat d’En Marche à la présidentielle, qui deviendrait à 39 ans le plus jeune président de la Ve République, s'en est ainsi pris aux "mêmes visages" de la classe politique "depuis 30 ans". Et de moquer l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy et sa sortie sur Vercingétorix, certes vainqueur à Gergovie mais finalement défait à Alesia puis emprisonné et exécuté à Rome :

Vercingétorix qui a oublié qu'à la fin celui-ci a rendu les armes.

Il a poursuivi, raillant celui qui se pose en "rebelle" alors que "depuis 35 ans il est dans la vie politique française". "Il en a fait tous les postes et manifestement il en connaît intimement les pires usages", a-t-il renchéri, en allusion aux affaires qui ont valu au candidat Les Républicains d'être mis en examen.

S'il reste le favori des enquêtes d'opinion, Emmanuel Macron plafonne et doit combattre l'image que cherchent à lui coller la droite et l'extrême-droite, d'héritier de l'impopulaire François Hollande. En lançant à de nombreuses reprises "ça ne peut pas continuer comme ça !", l'ancien ministre de l'Economie a mis l'accent sur sa rupture avec le passé.

C’est sur ce créneau-là qu’Emmanuel Macron s’en est également pris à Jean-Luc Mélenchon, une première aussi forte contre le candidat de la France insoumise, en pleine dynamique sondagière dans la dernière ligne droite de la campagne. Ainsi a-t-il lancé :

Le révolutionnaire communiste, il était sénateur socialiste quand j'étais encore au collège ! Que veut-il nous faire croire ?

Une tirade isolée par BFMTV :



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