Emmanuel Macron s'agace : "Jean-Luc Mélenchon a toujours raison contre le peuple"

Publié à 06h54, le 21 septembre 2017 , Modifié à 06h54, le 21 septembre 2017

Emmanuel Macron s'agace : "Jean-Luc Mélenchon a toujours raison contre le peuple"
Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon © Montage via AFP

La rue ne gouverne pas. On entend les Français qui manifestent mais on entend aussi ceux qui ne manifestent pas. La démocratie ce n'est pas la rue. Depuis longtemps, les dirigeants français font mine de ne pas vouloir s'embêter avec les manifestations. Dans la start-up nation d'Emmanuel Macron, le constat est le même. "Je crois dans la démocratie, mais la démocratie ce n'est pas la rue", a ainsi déclaré le chef de l'État à CNN pour sa première interview télévisée de Président, les Américains étant surement plus à même de comprendre sa "pensée complexe".

Emmanuel Macron n'entend pas se faire dicter sa conduite par la rue et les manifestants contre son projet de réforme du code du travail alors que des rassemblements sont prévus ce jeudi 21 et samedi 23 septembre. Le président de la République apprécie encore moins de voir Jean-Luc Mélenchon tenter d'imposer l'affrontement entre l'exécutif et le peuple qui serait censé lui, du haut de sa France insoumise, représenter. Cité par Le Figaro ce jeudi, Emmanuel Macron s'énerve :

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Monsieur Mélenchon a toujours raison contre le peuple. Raison contre le peuple allemand qui a réélu Merkel à trois reprises, raison contre le peuple vénézuélien qui a donné une majorité aux opposants à Maduro

 

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Ainsi donc, Emmanuel Macron fait un drôle de parallèle. En France ou au Venezuela, Jean-Luc Mélenchon serait du côté de la minorité, minorité dans la rue qui refuserait de voir le code du travail transformé ou minorité au pouvoir qui refuserait de laisser s'exprimer la contestation (de la rue).

Emmanuel Macron n'est, de son côté, par forcément contre le peuple. Mais il a en tout cas une vision bien particulière de ses compatriotes. Il considère ainsi que "les Français détestent les réformes". "C'est un peuple qui n'aime pas ça", avait-il déclaré depuis la Roumanie, fin août. 

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