Emmanuel Macron, sur la "haine" que Laurent Wauquiez a pour lui : "Qu’il vive avec, ça fera son quotidien"

Publié à 21h19, le 17 décembre 2017 , Modifié à 21h26, le 17 décembre 2017

Emmanuel Macron, sur la "haine" que Laurent Wauquiez a pour lui : "Qu’il vive avec, ça fera son quotidien"
© Montage le Lab via AFP
Image Amandine Réaux


Il est rare d’entendre Emmanuel Macron parler de politique politicienne. Depuis qu’il s’est installé à l’Elysée, le Président réserve les commentaires sur ses adversaires politiques au cercle privé. Des échanges qui fuitent parfois dans la presse. Mais ce dimanche 17 décembre, le chef de l’Etat a fait exception à cette réserve en réagissant à des déclarations de Laurent Wauquiez le concernant. Lors d’un entretien à l’Elysée avec Laurent Delahousse, diffusé sur France 2, Emmanuel Macron est revenu sur la "haine de la province" que le nouveau patron de LR lui attribue. Il a déclaré :

Ça, c’est un commentaire - je lui laisse - mais qui n’apporte rien au pays. Ça dit quoi ? Ça dit la haine qu’il a pour votre serviteur. Bon, je la lui laisse. Qu’il vive avec, ça fera son quotidien. Mais ça ne fera pas manger les Français, ça ne fera pas progresser le pays. Ça ne dit rien, c’est pas un projet.

Et Emmanuel Macron de préciser que ces déclarations ne l’intéressent pas (attention, il parle de lui à la troisième personne)... tout en les commentant :

J’entends toutes les voix qui émergent, les oppositions qui se font, les débats politiques qui se forgent. Les gens qui s’opposent pour insulter ou décréter n’ont aucun intérêt. C’est le commentaire politique, mais ça n’intéresse pas le président de la République.

Dans une interview au JDD du 29 octobre, le patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes tenait des propos extrêmement violents à l’endroit du Président :

Ce qui me frappe chez lui, c'est le désert de l'âme. Il n'est porté que par un seul projet : lui-même. Son projet, c'était de devenir Président. Contrairement à ce qui émanait d'un Pompidou, d'un Giscard, d'un Mitterrand, d'un Chirac, d'un Sarkozy ou même, à sa façon, de Hollande le Corrézien, je ne sens pas chez Macron un amour charnel pour la France. [...] Dans sa façon de parler de la France comme de s'adresser aux Français, il n'y a pas d'amour ; il y a de la morgue. Celle de l'enfant capricieux et de l'adulte arrogant. On le voit à chaque fois que jaillit de lui une phrase qui cogne à la vitre. [...] Il est sans doute le plus parisien des présidents qu'on n'ait jamais eus. Il est hanté par une haine de la province. C'est une vraie limite.

Des propos qui lui avaient valu un recadrage de la part du président LR du Sénat Gérard Larcher.

Du rab sur le Lab

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