Emmanuel "maître des horloges" Macron veut maintenant "figer le temps" pour que vous compreniez son action

Publié à 07h06, le 16 octobre 2017 , Modifié à 07h15, le 16 octobre 2017

Emmanuel "maître des horloges" Macron veut maintenant "figer le temps" pour que vous compreniez son action
Emmanuel Macron sur TF1, dimanche 15 octobre 2017 © PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
Image Etienne Baldit


ARRÊTEZ TOUT - Un peu plus d'une heure de "pédagogie", en direct sur TF1. Cinq mois après son élection, le Président "jupitérien" à la "parole rare" est revenu aux bases de la bonne vieille communication politique pour "expliquer", dimanche 15 octobre. Son action, ses réformes, ses mots souvent associés à du mépris de classe : sans rien annoncer de bien nouveau, Emmanuel Macron a tout "assumé", tout défendu, tout justifié. Avec un mantra : "Je fais ce que j'ai dit."

Sans doute a-t-il en effet besoin de convaincre les Français qui, au bout d'un petit semestre de présidence et ayant entrevu ses premières réformes, ne semblent pas franchement emballés, selon les différents sondages qui se succèdent et se ressemblent (toujours en-deçà des 40% de "satisfaction" ou de "confiance"). Une stratégie que son "entourage" défend dans Le Figaro ce lundi :



Il a littéralement lancé une Blitzkrieg en septembre, avec quasiment une nouvelle mesure lancée par jour. Cela a eu le mérite de donner l'image d'un gouvernement au travail, mais rien n'a imprimé vraiment dans l'opinion. Maintenant, Emmanuel Macron veut figer le temps pour expliquer qu'il tient ses promesses.

Après avoir mené les premiers mois de sa présidence au pas de charge - l'exécutif n'a-t-il pas cessé de saluer sa propre action au cours d'une session extraordinaire de l'Assemblée estivale chargée "comme jamais" ? -, celui qui s'était autoproclamé "maître des horloges" aimerait donc bien que vous preniez le temps de l'écouter, de le comprendre. 

Le *nouveau monde* irait-il trop vite, y compris pour lui-même ?





À LIRE SUR LE LAB :

Contrairement à François Hollande, Emmanuel Macron ne veut pas être jugé sur la seule baisse du chômage et donne rendez-vous dans deux ans

Emmanuel Macron prépare le terrain pour le débat sur la PMA qu'il veut "apaisé"

Du rab sur le Lab

PlusPlus