En Algérie, le président du FLN accuse Manuel Valls d'avoir voulu se venger d'Abdelaziz Bouteflika

Publié à 07h33, le 04 mai 2016 , Modifié à 07h47, le 04 mai 2016

En Algérie, le président du FLN accuse Manuel Valls d'avoir voulu se venger d'Abdelaziz Bouteflika
Manuel Valls et Abdelaziz Bouteflika © Eric FEFERBERG / AFP

Cela fera bientôt un mois mais la pilule a toujours du mal à passer. Certains dirigeants algériens restent profondément choqués par la diffusion par Manuel Valls d'une photo de sa rencontre avec Abdelaziz Bouteflika, début avril. L'image du président algérien très affaibli avait déclenché une vive polémique de l'autre côté de la Méditerranée, tout en relançant le débat sur la succession du leader algérien.

Mardi 3 mai, Amar Saïdani le secrétaire général du Front de libération nationale (FNL), le parti d'Abdelaziz Bouteflika, a remis une pièce dans la machine, accusant Manuel Valls d'avoir voulu se venger du président algérien. Pourquoi ? Parce qu'il "n'a pas obtenu les contrats qu'il était venu chercher", relève ce mercredi Le Parisien.

Faux, archi-faux, rétorque-t-on du côté de Matignon, où l'on se défend de toute manœuvre. Le Premier ministre a tout de même dû appeler son homologue algérien Abdelmalek Sellal, pour s'expliquer, précise Le Parisien.

Le 10 avril, Manuel Valls avait diffusé sur Twitter une image de sa rencontre avec Abdelaziz Bouteflika dans la résidence d'Etat de Zéralda. Avec ce commentaire : "Échanges économiques, humains et sécurité: la relation franco-algérienne est forte, historique et stratégique".

 Le président algérien a été victime d'un AVC en 2013. Il est aujourd'hui âgé de 79 ans. 

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