En Auvergne-Rhône-Alpes, le FN regrette le PS face au "mépris" de Wauquiez

Publié à 16h55, le 25 avril 2016 , Modifié à 17h05, le 25 avril 2016

En Auvergne-Rhône-Alpes, le FN regrette le PS face au "mépris" de Wauquiez
© AFP

En 4 mois qu’il est à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez a été à l’origine de plusieurs polémiques, dont certaines soulevées par le PS : *l’oubli* de nommer un vice-président issu de l’Ardèche ou encore l’offre d’embauche pour recruter un haut-fonctionnaire au pôle courrier.

Après la gauche, c’est désormais au tour du Front national de pousser un coup de gueule contre Laurent Wauquiez et sa gestion en "rupture" par rapport à celle de son prédécesseur socialiste Jean-Jack Queyranne. Selon Le Monde du 25 avril, c’est l’ensemble de l’opposition (PS, écologistes et FN) qui décrit "un homme autoritaire, méprisant, qui coupe la parole et limite au maximum le champ d’expression de ceux qui ne font pas partie sa majorité LR-UDI-MoDem".

Christophe Boudot , le chef de file du FN au conseil régional, déplore :

 

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On était prêt à travailler en bonne intelligence avec lui mais nos relations sont déjà catastrophiques. C’est une question de ton et de personnalité. Il ne peut pas s’empêcher d’avoir un mot de mépris pour l’opposition.

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Plus surprenant, Christophe Boudot va même jusqu’à "regretter", selon Le Monde, la gestion de l’ex-président PS Jean-Jack Queyranne :

 

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Malgré nos désaccords, il était toujours cordial et laissait tous les groupes d’opposition s’exprimer lors des assemblées plénières.

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Même son de cloche chez les écologistes qui décrivent un "monarque napoléonien". Le chef de file du PS Jean-François Debat s’emporte également :

 

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[Laurent Wauquiez] a un fonctionnement autocratique. Il veut être le seul décisionnaire sur tous les sujets, en considérant que l’opposition n’a pas son mot à dire.

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Mais pour son soutien, le vice-président MoDem Patrick Mignola, "c’est seulement un changement de méthode".

Outre le mépris de Laurent Wauquiez à son endroit, l’opposition l’accuse de "clientélisme". A l’appui : la subvention de 300.000 euros accordée au Puy-en-Velay, commune dont il a été maire de 2008 à 2016, ou encore celle de 50.000 euros pour le syndicat étudiant (très) droitier UNI.

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