En désignant Castaner pour prendre la tête de LREM, Macron s’évite "des élections truquées"

Publié à 06h58, le 26 octobre 2017 , Modifié à 07h04, le 26 octobre 2017

En désignant Castaner pour prendre la tête de LREM, Macron s’évite "des élections truquées"
Christophe Castaner. © AFP
Image Sébastien Tronche


La République en marche ne veut pas être un parti politique comme les autres puisqu’il veut incarner le "nouveau monde" macronien. Mais, en désignant lui-même le prochain patron du parti fondé pour soutenir sa candidature présidentielle, Emmanuel Macron s’est attiré les critiques de ses opposants, estimant que le fait du prince ramenait en fait à des pratiques de l’ancien monde.

N’importe quoi, ont tenté de répliquer en substance les cadres et élus LREM pour défendre ce choix de placer à la tête le porte-parole du gouvernement et secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement. En on, tous ont vanté le profil idoine de Christophe Castaner, marcheur de la première heure, ex-socialiste et élu de terrain, pour le poste.

Porte-parole du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, la députée Aurore Bergé voit quant à elle un autre avantage à une telle désignation par le haut : éviter les fraudes et les guerres d’ego. Ainsi l’ancienne juppéiste confie-t-elle au Figaro de ce jeudi 26 octobre, forte de son expérience à l'UMP :

J’ai vécu de l’intérieur les élections truquées, les guerres internes ; là, tout se passe sereinement.

Aussi sereinement qu’une exfiltration d’Harlem Désir du PS pour le gouvernement pour le remplacer par Jean-Christophe Cambadélis. Mais là où Aurore Bergé a raison, c’est que les élections internes aux partis de gouvernement que sont LR et le PS ont souvent viré au psychodrame. Rappelez-vous la guerre fratricide en 2012 entre Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence de l’UMP. Ou encore de la bataille rangée entre Martine Aubry et Ségolène Royal en 2008 pour succéder à François Hollande.

Mais, à chaque fois, ces partis étaient dans l’opposition. Et quand ils avaient placé l’un des leurs à l’Elysée, c’est le chef de l’Etat qui adoubait le patron du parti majoritaire. Comme Emmanuel Macron et LREM aujourd’hui.

A LIRE AUSSI SUR LE LAB :

Christophe Castaner revendique la "dimension amoureuse" de son rapport à Emmanuel Macron

Castaner ne "pense" pas pouvoir rester porte-parole du gouvernement s'il est élu à la tête de LREM

Du rab sur le Lab

PlusPlus