En Indre-et-Loire, le PS local lance une procédure d’exclusion contre Marisol Touraine

Publié à 10h47, le 23 mai 2017 , Modifié à 11h31, le 23 mai 2017

En Indre-et-Loire, le PS local lance une procédure d’exclusion contre Marisol Touraine
Marisol Touraine se présente dans la 3e circonscription de l’Indre-et-Loire pour les élections législatives. © JACQUES DEMARTHON / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


L’affiche électorale pour les législatives aura été la goutte de trop. Pourtant investie dans la 3e circonscription de l’Indre-et-Loire par le PS, l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine a choisi de se présenter comme une "candidate de la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron". Sur ses affiches de campagne, vous ne verrez aucune référence au PS. Ni rose, ni logo. Rien. Lâchée par des socialistes locaux, Marisol Touraine risque encore plus gros. Selon les informations de France Bleu Touraine, mardi 23 mai, la fédération socialiste d’Indre-et-Loire a décidé de lancer une procédure d’exclusion contre elle.

Le premier secrétaire du PS en Indre-et-Loire Francis Gérard a donc lancé la procédure d’exclusion. Pour la justifier, il évoque une "trahison" de Marisol Touraine :

C'est une trahison, elle joue sa carte personnelle, c'est de l'opportunisme électoraliste.

Lundi 22 mai, une cinquantaine de militants et responsables socialistes tourangeaux ont lancé un appel aux électeurs les invitant à "porter leurs votes dès le 11 juin prochain sur les candidats fidèles aux valeurs de la gauche et de l'écologie".

Contactée par France 3 mardi 22 mai, Marisol Touraine assure sa défense. "Je suis candidate socialiste et je suis inscrite comme telle à la préfecture", explique-t-elle : 

Je suis candidate socialiste et je suis inscrite comme telle à la préfecture. Je crois qu'aujourd'hui nous sommes dans une situation historique. Un président de la République a été élu et les Français attendent que l'on agisse et que l'on réponde à leurs attentes. Et dans cette perspective-là, il n'y a pas 36 solutions. On est dans la majorité ou on est dans l'opposition [...] Considérer que parce qu'on est socialiste de gauche, on ne pourrait pas être dans la majorité présidentielle, c'est au fond renvoyer le gouvernement de la future majorité à la droite. Moi je n'en veux pas. Je considère que la gauche a à apporter.

Pas sûr pour autant que les délcarations de l'ancienne ministre suffisent à calmer la colère des sympathisants socialistes. Emilie Delcher, secrétaire fédérale du PS en Indre-et-Loire, partage, elle aussi, ce sentiment de "trahison" :

Lorsqu'on est investi par des militants socialistes, que l'on doit sa place pour beaucoup aux militants socialistes, oui, c'est ressenti comme une trahison.

"Il y a une petite quinzaine de candidats qui s’affichent avec la formule majorité présidentielle, ce qui n’est pas la position du Parti socialiste", a rappelé Jean-Christophe Cambadélis lundi 22 mai. Une position claire qui appelle une exclusion ? Solférino va bien devoir finir par trancher. 





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