En Marche! demande le retrait de Peillon de la campagne de Hamon après ses propos sur les "chambres à gaz"

Publié à 16h46, le 10 mars 2017 , Modifié à 17h04, le 10 mars 2017

En Marche! demande le retrait de Peillon de la campagne de Hamon après ses propos sur les "chambres à gaz"
© Montage photos Le Lab via AFP
Image Julien Chabrout


Pour Vincent Peillon, Emmanuel Macron incarnerait "l'UMPS". Cette déclaration donne-t-elle raison à la présidente du FN Marine Le Pen, qui évoque depuis plusieurs années ce qui serait une alliance de raison entre Les Républicains et le Parti socialiste. L’ancien candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire était interrogé sur sa sortie ce vendredi 10 mars sur Franceinfo:. C’est à ce moment-là qu’il s’est lancé dans une comparaison inattendue avec "les chambres à gaz" en vue de démontrer l’importance des "faits".

Pour En Marche!, la sortie de l’ancien ministre de l’Education nationale est de trop. Dans un communiqué envoyé sur Facebook puis diffusé à la presse ce vendredi, le mouvement politique d’Emmanuel Macron a demandé le retrait de Vincent Peillon de la campagne du candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon. Voilà ce qu’a écrit le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux:

 



La comparaison d’En Marche avec les chambres à gaz est un point de non-retour. C’est pourquoi nous condamnons avec la plus grande force ce dérapage inqualifiable et demandons à Monsieur Hamon la mise à l’écart définitive de Monsieur Peillon de la campagne présidentielle.






Le mouvement politique d'Emmanuel Macron a rappellé dans son communiqué que Vincent Peillon n'est pas le premier responsable du PS à avoir parlé d'"UMPS" à propos d'Emmanuel Macron : le 2 mars, Arnaud Montebourg avait déclaré sur Europe 1 que "Emmanuel Macron est en train de faire le programme de l’UMPS". Autre déclaration dans le viseur d'En Marche! : celle de Benoît Hamon, jeudi 9 mars lors de l'Emission politique sur France 2, le député PS désignant Emmanuel Macron comme le "marchepied de Marine Le Pen".

"Pour parvenir à leurs fins, ils considèrent que tous les moyens sont bons, y compris celui consistant à emprunter désormais aux pires ficelles de la famille Le Pen", a regretté En Marche! dans son communiqué. "Les propos entendus ce matin n’ont en effet rien à envier à ceux tenus par les dirigeants du parti Front National", a estimé le mouvement d'Emmanuel Macron, qui dénonce une "escalade mortifère pour notre démocratie, dont l’indignité n’a qu’une seule conséquence : faire monter le Front National".

Vincent Peillon a été nommé "conseiller politique" de Benoît Hamon le 26 février. Depuis quelques jours, Vincent Peillon est de nouveau sur le devant de la scène, enchaînant plateaux télé et présence dans le public lors de L’Émission politique de France 2.

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