En plein Conseil des ministres, François Hollande fustige le système des primaires

Publié à 20h47, le 08 mars 2017 , Modifié à 20h47, le 08 mars 2017

En plein Conseil des ministres, François Hollande fustige le système des primaires
© ALAIN JOCARD / AFP
Image Julien Chabrout


On ne sait pas si François Hollande prendra la parole avant le premier tour de la présidentielle afin d’exprimer une préférence envers un candidat, et quand il le fera. En attendant une hypothétique intervention, le président de la République a fustigé le système des primaires ce mercredi 8 mars en plein Conseil des ministres. C’est ce que rapporte l’Opinion. Voilà ce qu’a dit le chef de l’Etat, selon le quotidien :

 



Les primaires représentent un véritable échec pour la Ve République et pour cette élection.

Selon nos informations, François Hollande a bien critiqué le système des primaires. Il a déclaré que la primaire "est une procédure pas adaptée à la Ve République, preuve en est faite actuellement".

L’ancien premier secrétaire du Parti socialiste a aussi éreinté le candidat du PS à la présidentielle Benoît Hamon ainsi que le candidat Les Républicains François Fillon, selon l’Opinion et selon les informations du Lab :

 



Les deux candidats issus des primaires, qui sont des candidats de gouvernement, ont tous les deux un problème de crédibilité. L’un en raison de sa situation personnelle, l’autre en raison de son programme.

Benoit Hamon devrait *apprécier* les propos du chef de l’Etat. Ce dernier semble donner raison à Emmanuel Macron. Le candidat à la présidentielle d’En Marche! avait préféré ne pas participer à la primaire de la Belle alliance populaire, en janvier dernier. Cette stratégie s’avère pour le moment gagnante selon les sondages : l’ancien ministre de l’Economie est qualifié pour le second tour de la présidentielle face à la présidente du FN, Marine Le Pen.

Plus généralement, François Hollande s’est inquiété de la situation actuelle devant les membres du gouvernement. "La campagne présidentielle n’est pas à la hauteur du pays et de la situation internationale", a-t-il déclaré selon nos informations. Dans une interview à plusieurs journaux européens, dont Le Monde, lundi 6 mars, le chef de l’Etat s’est dit convaincu que "la France ne cédera pas" aux sirènes de Marine Le Pen.

Du rab sur le Lab

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