Éric Ciotti écrit à Jean-Yves Le Drian pour dénoncer la supposée divulgation par François Hollande d'un document classé "confidentiel défense"

Publié à 09h34, le 28 août 2016 , Modifié à 10h09, le 28 août 2016

Éric Ciotti écrit à Jean-Yves Le Drian pour dénoncer la supposée divulgation par François Hollande d'un document classé "confidentiel défense"
Éric Ciotti © AFP

François Hollande aime beaucoup les journalistes. Cet amour public et affiché fait que le chef de l'État est souvent soupçonné d'être une des grandes sources des reporters. La plupart du temps, cela fait sourire. Mais cette fin août, le sujet n'amuse pas tout le monde.

En cause,  la diffusion le 25 août par Le Monde d'un document classé "confidentiel défense" et présentant le plan d'attaque prévu contre Bachar al-Assad en 2013, à l'époque où la France pensait bombarder le régime syrien. Pour certains, c'est obligatoirement François Hollande qui a remis ce document aux deux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui, comme d'autres reporters, ont rencontré à de très nombreuses reprise le Président durant son mandat.

Ce dimanche, le JDD nous apprend qu'Éric Citotti, qui s'était déjà fortement énervé à ce sujet jeudi sur RTL, a décidé d'écrire à Jean-Yves Le Drian à ce sujet. Dans sa missive, le député LR des Alpes-Maritimes fait part de sa "stupeur" devant ce qu'il présente comme une "divulgation volontaire". Il ajoute à destination du ministre de la Défense :

"

Je vous rappelle  que la transmission de tels documents est condamnée pénalement.

 

"

De fait, la personne ayant diffusé ce document est en théorie passible d'une peine de sept ans de prison et de 100.000 euros d'amende.

Pour autant, rien ne dit que François Hollande est bien la source des journalistes du Monde. "Personne ne sait d'où les journalistes le tiennent. Il n'est pas convenable d'attaquer le président, ou alors il faut le prouver !", assurait l'Élysée auprès du Parisien, vendredi.

Éric Ciotti n'a pas besoin de preuves. Il sait. Dans sa lettre à Jean-Yves Le Drian, il s'interroge d'ailleurs des éventuelles "complicités" qui ont permis à Gérard Davet et Fabrice Lhomme de "quitter l'Élysée avec des copies de documents classés confidentiel défense". 

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