Estrosi estime que les propos de Macron sur la colonisation, un "crime contre l’humanité", lui "ont échappé"

Publié à 11h10, le 16 février 2017 , Modifié à 11h10, le 16 février 2017

Estrosi estime que les propos de Macron sur la colonisation, un "crime contre l’humanité", lui "ont échappé"
© VALERY HACHE / AFP
Image Julien Chabrout


Ce sont des propos qui suscitent une vive polémique. Mardi 14 février, lors d’un déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de "crime contre l’humanité" auprès de la télé algérienne Echorouk News. Plusieurs élus FN et LR ont fait part de leur indignation après cette sortie du candidat à la présidentielle d’En Marche! Le maire LR de Tourcoing Gérald Darmanin a ainsi estimé qu’Emmanuel Macron "insulte la France à l’étranger".

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti et le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau ont déclaré que l’ancien ministre de l’Economie a "commis une faute politique". Chez Les Républicains, le président de la région PACA Christian Estrosi partage cet avis. Il a toutefois trouvé une circonstance atténuante à Emmanuel Macron ce jeudi 16 février lors de l’émission Territoires d’infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Il a déclaré :

 

 

- Christian Estrosi : J’ai beaucoup de respect et de considération pour Emmanuel Macron mais en même temps je ne comprends pas. Si le but de son déplacement était de se donner une stature internationale et de vouloir tisser des liens avec l’Algérie (…), (je ne comprends pas, ndlr) qu’il se soit laissé aller à cette phrase qui ravive des cicatrices du passé (…)

- Journaliste : C’est une faute ?

- Christian Estrosi : C’est une faute majeure. Je n’imagine pas un seul instant que ce soit vraiment réfléchi de sa part.

- Journaliste : C’était dans le contexte d’un entretien télévisé, il y a eu un avant et un après.

- Christian Estrosi : Mais absolument, c’est pour ça que je veux voir dans quel élément du contexte (sic). Je pense que ça lui a échappé dans ce contexte, ce n’est pas possible autrement. Parler de crimes contre l’humanité, de barbarie… Où est-ce qu’elle est la barbarie aujourd’hui ? La barbarie, elle à Charlie hebdo, elle est au Bataclan, elle est sur la Promenade des Anglais le 14 juillet, la barbarie, ça été le nazisme, la barbarie, ça été le stalinisme, la barbarie, c’est l’islamo-fascisme. (…) Ce qu’a dit Emmanuel Macron est un contresens par rapport à l’histoire de notre pays.

S’il critique sur le fond les propos d’Emmanuel Macron, Christian Estrosi veut donc croire qu’Emmanuel Macron ne pense pas ce qu’il a dit. Il n'est pas toutefois certain que le responsable d’En Marche! revienne sur ses propos.

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