Et là, le député LR Alain Marsaud explique que Daesh participe à la stabilisation du Moyen-Orient

Publié à 14h01, le 01 septembre 2015 , Modifié à 14h58, le 01 septembre 2015

Et là, le député LR Alain Marsaud explique que Daesh participe à la stabilisation du Moyen-Orient
Alain Marsaud © Capture d'écran Le Figaro

#PLUTÔTSYMPA - Certes, les terroristes de l'État islamique sont un petit peu violents. Et puis ils ont une fâcheuse tendance à vouloir exterminer, là en égorgeant, là en brûlant vif, tous ceux qui ont l'outrecuidance de s'opposer à eux ou de ne pas respecter leurs préceptes. Mais ce n'est pas parce qu'ils assassinent et exterminent qu'il faut dénigrer tout leur bon travail.

C'est en tous cas l'avis d'Alain Marsaud. Invité du Talk Le Figaro, le député Les Républicains des Français établis hors de France explique ce mardi 1er septembre que Daesh participe à la stabilisation du Moyen-Orient. Oui oui, vous avez bien lu.

Évoquant l'afflux de migrants en Europe et la responsabilité de l'Occident, il dit :

 

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Nous avons détruit le Moyen-Orient. On a commencé par l'Irak, l'Afghanistan, la Syrie avec la politique douteuse qui est la nôtre. […] Alors il faut se dire : comment rétablir la situation au Moyen-Orient ? Comment faire ? Aller faire la guerre à Daesh ? Mais c'est pas Daesh à la limite qui est l'auteur de tout ça. Je me demande même si Daesh n'est pas un élément stabilisateur de la région. Daesh est en train de créer un 'sunniteland', ce qui n'a jamais existé parce que finalement le Moyen-Orient est en train de souffrir des accords Sykes-Picot de 1916 ou 1917 [1916, ndlr] qui avaient fait une partition inintelligente et un peu n'importe comment du Moyen-Orient. Aujourd'hui on est en train de créer un État sunnite et il y avait besoin d'un État sunnite.

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Les accords Sykes-Picot de 1916 ont divisé le Moyen-Orient en zones d'influences britannique et française, redessinant complètement la région.

Alain Marsaud, ancien chef du service central de la lutte anti-terroriste dans les années 80, se réjouit donc de la mise en place par Daesh d'un État sunnite, même si, il le reconnaît, il est *un peu* dommage que cela se fasse de manière violente. L'élu LR ajoute :

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Ça se fait dans la violence, dans l'exagération [sic], dans ce que certains appellent la barbarie mais le terme est utilisé n'importe comment. Mais je crois effectivement que nous avons besoin de cet État sunnite.

 

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Sans vouloir contredire Alain Marsaud, on peut sans doute considérer les viols, les décapitations, les assassinats et les attaques terroristes comme des actes barbares. Et alors ? répondrait le député LR qui estime que, de toute façon, la France en particulier et l'Occident en général, n'ont pas leur mot à dire sur ce qui se passe au Moyen-Orient. "Notre ticket à nous occidentaux n'est plus valable à l'est de Beyrouth", dit-il, paraphrasant Romain Gary. D'où cette conclusion lorsqu'on lui demande ce que l'on peut faire :

 

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On ne fait rien parce qu'on ne peut rien faire.

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La circonscription d'Alain Marsaud regroupe une grande partie de l'Afrique et du Proche-Orient, dont l'Irak et la Syrie. 

Du rab sur le Lab

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