Et Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, lâcha à son tour le candidat

Publié à 11h19, le 03 mars 2017 , Modifié à 20h36, le 03 mars 2017

Et Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, lâcha à son tour le candidat
Ceci est l'ex-porte-parole de Fillon. © JACQUES DEMARTHON / AFP
Image Sébastien Tronche


Qui va-t-il rester dans l'organigramme de campagne de François Fillon ? Depuis qu'il a annoncé avoir été convoqué par les juges en vue de sa mise en examen dans le cadre du "Penelope Gate", François Fillon voit son embarcation présidentielle prendre l'eau de toutes parts. Bruno Le Maire et ses proches ont pris leurs cliques et leurs claques et ont quitté l’équipe de campagne du candidat. Idem chez les juppéistes. Thierry Solère, proche de Bruno Le Maire et grand organisateur de la primaire, a quant à lui attendu ce vendredi 3 mars pour dire bye bye, comme le révèle RTL. Il le confirme sur Twitter :

Organisateur de la primaire, j’ai décidé de mettre fin à mes fonctions de porte-parole de François Fillon.

C’est une nouvelle perte de poids pour François Fillon qui perd là celui qui était devenu le seul et unique porte-parole officiel de la campagne de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Ce pilier de la campagne Fillon avait arrêté de répondre aux journalistes depuis mercredi matin. "Il y a des moments où ça ne sert pas à grand-chose de parler", a confié le député LR des Hauts-de-Seine au Parisien avant l’officialisation de son départ.

Le soir de son départ, Thierry Solère a soudainement retrouvé la parole. Il a imploré François Fillon d’avoir "la lucidité de la parole donnée", au journal de 20 heures de France 2. Il explique : 



La raison essentielle [de mon départ], c’est la mise en examen de François Fillon. Il avait dit chez vos confrères de TF1 il y a quelques jours que s’il devait être mis en examen, il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle […] Il nous a annoncé sa mise en examen prochaine et il n’est donc pas aujourd’hui en capacité de mener les couleurs de la droite et du centre à l’élection présidentielle. 

Depuis mercredi, François Fillon voit nombre de ses soutiens, juppéistes, lemairistes et maintenant aussi sarkozystes appeler à un plan B. Un plan B comme Juppé ? De nombreux élus de droite ont commencé à le parrainer pour "sécuriser" une éventuelle candidature. Au cas où. L’intéressé lui-même a d’ailleurs confié qu’il ne se "défilerait" pas.





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