Européennes 2019 : Maël de Calan s’oppose au "grand mouvement central" envisagé par Alain Juppé

Publié à 19h36, le 13 novembre 2017 , Modifié à 19h36, le 13 novembre 2017

Européennes 2019 : Maël de Calan s’oppose au "grand mouvement central" envisagé par Alain Juppé
Maël de Calan. © AFP
Image Amandine Réaux


La recomposition politique survenue lors des scrutins du printemps 2017 se poursuit. Alors que s’affrontent au sein de Les Républicains deux droites de plus en plus irréconciliables, Alain Juppé a évoqué la possibilité de constituer un "grand mouvement central" pour les élections européennes de 2019, modérant ensuite qu’"on n’en [était] pas là" (pas encore ?).

"Pas convaincu que le clivage droite/gauche ait disparu", l’ancien Premier ministre est en revanche persuadé que l’Europe "est un élément très clivant". Ce qui n’est pas l’avis de Maël de Calan, candidat… juppéiste à la présidence de LR. Auprès de L’Express.fr, lundi 13 novembre, le candidat battu aux législatives explique :



Sur le fond, je suis candidat à la présidence de LR pour porter les couleurs de la droite européenne et libérale au sein de LR, pas dans le cadre d'un grand mouvement central dont on a du mal à imaginer les contours. Ce ne serait pas bon pour les idées européennes, qui ont toujours irrigué plusieurs familles politiques. Si on constituait un grand camp pro-européen face aux eurosceptiques, on prendrait le risque de transformer chaque élection au Parlement européen en référendum pour ou contre le maintien de la France dans l'UE. Je ne pense pas non plus que ce serait cohérent sur le plan politique : le clivage droite/gauche existe, y compris au Parlement européen.

Il poursuit :



Aux élections européennes, on élit les députés qui siègent au Parlement européen, on ne vote pas 'pour' ou 'contre' l'Europe. Ces député sont amenés à s'exprimer sur de très nombreux sujets, mais pas sur les sujets institutionnels ou très rarement. Or, le clivage droite/gauche ne disparaît pas comme par miracle quand on passe de Paris à Bruxelles. Il y a des clivages politiques au Parlement européen qui sont très proches de nos clivages nationaux. Les eurodéputés LR siègent avec ceux de la CDU allemande ou du PP espagnol, avec qui nous avons beaucoup en partage, pas avec les Verts ou les socialistes !

Rappelons au passage qu'Alain Juppé n’a pas officiellement pris position dans le cadre de l'élection à la présidence de LR, pas même pour son ancien soutien Maël de Calan…

Emmanuel Macron songerait justement à réformer le scrutin européen, en revenant à des listes nationales, comme c'était le cas avant 2004, par opposition au système actuel composé de huit grandes circonscriptions. Avec l'idée de constituer une grande liste pro-européenne commune avec toutes les composantes de la majorité élargie (LREM, Constructifs, MoDem, UDI, radicaux), qui affronterait alors des listes plus ou moins eurosceptiques (FN, LFI), ainsi que celles de partis qui peinent à définir une ligne claire sur les enjeux européens (LR, PS).

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