"Fainéants" : la violente diatribe de Benoît Hamon contre Emmanuel Macron, "président immature et cynique"

Publié à 09h58, le 11 septembre 2017 , Modifié à 10h05, le 11 septembre 2017

"Fainéants" : la violente diatribe de Benoît Hamon contre Emmanuel Macron, "président immature et cynique"
Benoît Hamon. © Capture d'écran BFMTV.
Image Sébastien Tronche


Emmanuel Macron a encore réveillé ses oppositions en évoquant, depuis la Grèce, au sujet des manifestations à venir contre la loi Travail, "les fainéants, les cyniques et les extrêmes". L’Élysée n’a pas réussi à éteindre la polémique en assurant que le chef de l’Etat pensait aux responsables politiques des quinze dernières années. "Peu importe", répond Benoît Hamon ce lundi 11 septembre sur BFMTV car pour lui, "un président de la République ne dit pas ça".

Celui qui va manifester contre la loi Travail aux côtés des syndicats et des forces politiques comme celle de Jean-Luc Mélenchon poursuit sa diatribe avec un gimmick pour qualifier Emmanuel Macron : immature. "Ça commence à devenir un peu pénible", s’échauffe l’ancien candidat socialiste à la présidentielle avant de lâcher les chevaux :

Il est sympathique, jeune, surtout immature. Immature. C’est un Président immature. On ne parle pas comme cela. Cynique ? Qui va baisser l’impôt sur la fortune quand par ailleurs il augmente la CSG ? Qui est cynique ? C’est un comportement immature. Je trouve que c’est immature de passer son temps à consteller de symboles puisés dans l’antiquité – Jupiter –, dans l’Ancien régime – Versailles –, dans l’Empire avec Napoléon et ses généraux. Consteller l’exercice du pouvoir de symboles du pouvoir personnel et autoritaire. Je trouve cela I-MMA-TU-RE.

S’il accorde un bon point à Emmanuel Macron pour son discours à Athènes sur la démocratie et l’Europe – "le discours méritait d’être entendu" – Benoît Hamon trouve la symbolique choisie pour l’occasion également "immature". "Je trouve très bien d’aller sur la colline de la Pnyx à Athènes, un peu prétentieux, parler de démocratie. Mais c’est immature", insiste-t-il avant d’estimer qu’Emmanuel Macron n’accepte pas la contradiction démocratique :

Quand on n’est pas capable d’entendre un minimum que dans une démocratie des opinions contraires s’expriment et que si elles s’expriment, pardon monsieur Macron, et qu’elles ne sont pas d’accord avec vous, ça n’est pas seulement le fait d’extrémistes, de fainéants et de cyniques.

Puis l’ancien ministre de l’Education nationale de tenter une anaphore sur le cynisme de la politique menée par Emmanuel Macron depuis son accession à l’Elysée. Et de conclure, toujours aussi cinglant :



Souvent, on reproche aux autres ses propres turpitudes. Peut-être qu’il était dans l’autoportrait.

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