Fake news : Gérard Larcher favorable à une loi étendue hors périodes électorales

Publié à 13h42, le 07 janvier 2018 , Modifié à 13h42, le 07 janvier 2018

Fake news : Gérard Larcher favorable à une loi étendue hors périodes électorales
Gérard Larcher, président LR du Sénat © Capture d'écran LCI
Image Loïc Le Clerc


Le 3 janvier, lors de ses vœux à la presse, Emmanuel Macron a déclaré deux choses notables : 1) le Président a fait la leçon aux journalistes sur la "saine distance" nécessaire avec les politiques et 2) il a annoncé en grandes pompes un projet de loi à venir contre les fake news, loi qui viserait à renforcer le contrôle sur Internet en "période électorale".

C'est trop peu, pour le président LR du Sénat Gérard Larcher. Ce dernier est l'invité du Grand Jury RTL / LCI / Le Figaro, ce dimanche 7 janvier. Après avoir rappelé que les fake news ne sont pas un phénomène nouveau, mentionnant "Les Protocoles des Sages de Sion" du début du XXème siècle, Gérard Larcher donne son opinion concernant une loi sur les fake news :



J'ai une différence avec le président de la République. On ne peut pas limiter [le projet de loi, NDLR] aux seules périodes électorales. Je vais en direction de ce qu'ont fait nos amis allemands. Ils donnent une responsabilité à l'hébergeur, je rappelle que les plate-formes, c'est un lieu… et il y avait d'ailleurs un rapport de deux collègues, au Sénat, François Pillet par exemple, qui proposait qu'on aille plus loin. Il faut qu'on aille plus loin.

En effet, de l'autre côté du Rhin, l’Allemagne a fait passer l’an dernier une loi semblable, qui vient d’entrer en vigueur le 1er janvier, comme on peut le lire dans le JDD. Une réforme qui impose surtout aux réseaux sociaux ainsi que Google de supprimer des contenus en moins de 24 heures à partir du moment où ils ont été signalés comme des "publications manifestement délictueuses", qu'il s'agisse de fake news comme de propos haineux, de propagande terroriste ou de pédopornographie.

On imagine la réaction de Marine Le Pen face à une telle loi en France, elle qui a qualifié la proposition d'Emmanuel Macron de "contrôle de la parole libre sur internet".









[BONUS TRACK]

Le 6 janvier, dans une série de tweets, Donald Trump a assuré qu'il ne présentait aucun déséquilibre mental, avant de se présenter comme un "génie très équilibré". La question est alors posée à Gérard Larcher : "Est-ce que sa présidence vous inquiète ?"

Réponse du président du Sénat :



En tous les cas, elle est imprévisible. Si elle se traduit par la dimension du bouton nucléaire, elle m'inquiète. Par contre, je suis en incapacité de juger de son état psychologique ou mental, j'allais dire, ce n'est pas très gentil, je ne suis que vétérinaire.

Il faut le savoir, outre son statut de troisième personnage de l'État, Gérard Larcher est docteur vétérinaire de profession, spécialisé dans les chevaux. Voilà tout.

Du rab sur le Lab

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