Ferrand regrette la visite de Macron à de Villiers au Puy du Fou : "On peut parler de tout mais pas avec n'importe qui"

Publié à 11h48, le 21 décembre 2016 , Modifié à 12h03, le 21 décembre 2016

Ferrand regrette la visite de Macron à de Villiers au Puy du Fou : "On peut parler de tout mais pas avec n'importe qui"
© FRED TANNEAU / AFP
Image Julien Chabrout


C’était le 20 août dernier. Ce jour-là, le sang de nombreux responsables socialistes n’a fait qu’un tour. En cause, un déplacement d’Emmanuel Macron au Puy du Fou, en Vendée, où le ministre de l’Economie de l’époque avait rencontré Philippe de Villiers. Cette provocation avant même son départ du gouvernement avait agacée jusqu’à l’Elysée. Ce mercredi 21 décembre, sur franceinfo: Richard Ferrand, le secrétaire général du mouvement politique d’Emmanuel Macron intitulé En Marche! a d’abord semblé justifier cette visite, avant de la déplorer :

 

Il s’est rendu au Puy du Fou en revenant de vacances sur la Côte basque avec la volonté à la fois de saluer une entreprise culturelle qui quoi qu’on en dise a un grand succès, à la fois pour saluer un entrepreneur culturel et à la fois pour regarder comment les choses se passaient. Ce que j’ai eu l’occasion de dire à Emmanuel Macron, un peu comme le disait Pierre Desproges, c’est qu’on peut parler de tout mais pas avec n’importe qui.

Le député du Finistère, pour le moment investi par le PS pour les législatives bien qu’il soutienne Emmanuel Macron n’a pas non plus goûté une autre provocation d’Emmanuel Macron depuis le Puy du Fou. Le candidat à la présidentielle d’En Marche! avait en effet poussé le vice jusqu’à déclarer : "L’honnêteté m’oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste". Pour Richard Ferrand, Emmanuel Macron n’aurait pas dû le dire depuis le fief de Philippe de Villiers :

 

Certes, Emmanuel Macron ce jour-là a eu l’occasion de dire qu’il n’était pas membre du PS ce qui était une vérité première. Simplement j’aurais trouvé sans doute mieux qu’il le dise devant le groupe socialiste.

Concentré sur la présidentielle, le bras droit d’Emmanuel Macron s’active particulièrement pour récolter les parrainages et les fonds en vue de la présidentielle. Cela s’annonce pour le moment plutôt bien : "Nous ne sommes pas inquiets, mais nous sommes vigilants. 400 parrainages ont été enregistrés", a déclaré Richard Ferrand. Autre précision de l'ancien président du groupe socialiste au Conseil régional de Bretagne, sur les dons cette-fois : "Nous sommes plus de 11.000 donateurs et nous avons récolté un peu moins de 4 millions d’euros". 

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