Filippetti sur la quasi-absence des hollandais et vallsistes dans la campagne de Hamon : "S'ils ne sont pas là, tant pis et même tant mieux"

Publié à 16h43, le 15 février 2017 , Modifié à 17h03, le 15 février 2017

Filippetti sur la quasi-absence des hollandais et vallsistes dans la campagne de Hamon : "S'ils ne sont pas là, tant pis et même tant mieux"
© LIONEL BONAVENTURE / AFP
Image Julien Chabrout


Benoît Hamon ne tarit pas d’éloges sur Aurélie Filippetti. Samedi 11 février, le candidat à la présidentielle du PS a nommé la députée socialiste de la Moselle comme porte-parole de sa campagne. L’ancienne écologiste, qui a soutenu Arnaud Montebourg lors de la primaire de la Belle Alliance Populaire, va donc défendre becs et ongles Benoît Hamon pendant trois mois.

Elle le fera aux côtés des six autres porte-parole, dont deux proches de François Hollande, Sébastien Denaja et Frédérique Espagnac. Mais il n’est pas certain que la frondeuse Aurélie Filippetti apprécie de faire campagne aux côtés d’élus qu’elle a combattus pendant des mois voire des années à l’Assemblée. Le 3 février, lors d’un déplacement de Benoît Hamon près de Forbach (Moselle), Aurélie Filippetti a ainsi lâché une petite *gentillesse* à l’égard des proches de Manuel Valls et de François Hollande, selon Paris Match daté du 16 février. Elle a déclaré :

 



Leur ligne a été battue (à la primaire, ndlr). S’ils ne sont pas là, tant pis et même tant mieux ! On ne veut pas se faire bouffer par le PS.

La phrase a donc été prononcée cinq jours après la victoire du candidat PS à la primaire face à Manuel Valls. Lors de son premier déplacement de campagne hors de Paris, Benoît Hamon était toutefois accompagné de quelques (rares) élus qui avaient soutenu l’ancien Premier ministre, comme le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini. Selon Le Figaro, ce dernier avait toutefois appris "par la presse" la venue de Benoît Hamon en Moselle. Ce qui expliquait peut-être pourquoi les soutiens du président de la République et de l’ancien Premier ministre étaient peu présents.

Désormais porte-parole de Benoît Hamon – tout en menant en parallèle sa campagne pour les législatives – Aurélie Filippetti ne devrait plus recommencer à tacler ses nouveaux collègues, "rassemblement" derrière le candidat de l’aile gauche oblige. Outre la nomination de deux hollandais comme porte-parole de la campagne, le sénateur vallsiste du Val-de-Marne Luc Carvounas a été nommé à la tête du Conseil des parlementaires.

Interrogé par Paris Match sur Aurélie Filippetti, Benoît Hamon a dit "aimer beaucoup cette femme". Il a ajouté : "J’ai une vraie complicité avec elle. Elle sait être pédagogique quand elle parle". Et pour ne rien gâcher, elle sait donc aussi glisser quelques petites piques à l’égard des anciens légitimistes. 

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