Fillon compare Hollande à l'ancien président Paul Deschanel "qui tombe sans cesse du train"

Publié à 20h52, le 25 novembre 2016 , Modifié à 12h58, le 26 novembre 2016

Fillon compare Hollande à l'ancien président Paul Deschanel "qui tombe sans cesse du train"
François Fillon et François Hollande © Montage Le Lab via AFP

C'est le dernier meeting de la primaire de la droite, avec celui d’Alain Juppé au même moment à Nancy. A Paris, ce vendredi 25 novembre, François Fillon n’a pas retenu ses coups contre François Hollande. L’ancien Premier ministre a fait sourire la salle en comparant l’actuel chef de l’Etat socialiste à un autre ancien président de la République, Paul Deschanel, resté seulement sept mois à la tête du pays, en 1920. Il a déclaré :

 

 

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François Hollande, c’est un Paul Deschanel qui tombe du train toutes les semaines depuis cinq ans et qui remonte imperturbable en souriant dans son petit wagon.

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François Fillon fait référence à un épisode resté célèbre. Le 23 mai 1920, vers 23 heures, Paul Deschanel est dans un train à destination de Montbrison (Loire). Eprouvant une sensation d’étouffement, il se penche à la fenêtre du train et chute accidentellement de la voiture, alors que le train circule à 50 km/h. Semble-t-il légèrement blessé, et en tout cas vêtu d’un simple pyjama, le président de la République trouve refuge auprès d’un ouvrier cheminot.

Paul Deschanel aurait été somnambule et souffrait de dépression. Certains journaux de l’époque le taxaient même de "fou". Pas très gentil, donc, à l’égard de François Hollande, même si François Fillon note tout de même que l’actuel président se relève toujours malgré les difficultés.

Un peu plus tôt, au cours de son meeting tenu à la porte de Versailles, le député Les Républicains de de Paris avait chauffé la salle en critiquant le chef de l’Etat, qu'il cible régulièrement :

 

 

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Au cours de ce quinquennat, François hollande a plus dégradé la fonction qu’il occupe qu’aucun de ses prédécesseurs. Avec lui, la France a payé le prix fort pour apprendre qu’on n’existe pas si on ne sait pas qui on est, si on ne sait pas ce qu’on veut et si on ne sait pas où on va.

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Tout le contraire de ce que veut François Fillon, bien entendu. 

Du rab sur le Lab

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