Fillon jubile de voir "les mines défaites" des "traîtres" Ciotti et Lellouche après le premier tour de la primaire

Publié à 19h11, le 22 novembre 2016 , Modifié à 20h30, le 22 novembre 2016

Fillon jubile de voir "les mines défaites" des "traîtres" Ciotti et Lellouche après le premier tour de la primaire
François Fillon © MARTIN BUREAU / AFP
Image Sylvain Chazot


Éric Ciotti et Pierre Lellouche n'ont pas vraiment eu le nez creux. Fillonistes historiques, ils ont décidé de soutenir Nicolas Sarkozy pour la primaire de la droite. Pas de bol, comme aurait pu dire un certain François Hollande : l'ancien Président a terminé troisième de la course à l'investiture de Les Républicains alors que son ancien "collaborateur" est arrivé, lui, largement en tête.

Dimanche 20 novembre, après le premier tour de la primaire, François Fillon s'est donc évidemment moqué du manque de flair politique de ses anciens copains. L'objectif était, pour l'ex-Premier ministre, de calmer ses troupes un peu trop enthousiastes après l'annonce des résultats. Voici ce que François Fillon leur a lancé, comme le rapporte Le Canard Enchaîné de ce mercredi 23 novembre :

Je sais que nous avons tous envie d'exulter, mais nous devons nous retenir. Pas de gaffes. Pas de triomphalisme. Si vous voulez vous faire plaisir, regardez la tête de Ciotti et Lellouche : c'est réjouissant de voir la mine défaite des traîtres. Mais, je vous en conjure, regardez-les en silence.

François Fillon s'est tout de même autorisé une petite entorse à ses propres recommandations. De manière subtile, l'ancien Premier ministre s'est bien moqué, aussi, de la fin de parcours politique de Nicolas Sarkozy. "C'était son dernier combat. C'est vraiment con de devoir se barrer sur une défaite", a-t-il dit.

François Fillon, que l'on présente comme austère, sait donc parfois déconner. Certes, aux dépens des autres. Mais quand même.



 


[BONUS TRACK] Le renouveau

Dans le camp Fillon, l'heure est déjà au rassemblement, et notamment envers les sarkozystes, encore sonnés par la défaite de leur champion. L'ancien Premier ministre est favorable à l'accueil, au sein de son équipe, de proches de l'ex-chef de l'État. Oui, mais pas n'importe lesquels. Cité par Le Canard, François Fillon prévient :

Nous devons intégrer des sarkozystes dans notre équipe. Avec modération, bien entendu. Nous allons prendre les plus jeunes, genre Darmanin. Mais, les plus marqués, la vieille garde, on évite.

Voilà qui devrait faire plaisir à cette "vieille garde".

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