Fin d'une époque : Jean-Michel Baylet renonce au fauteuil de président du Tarn-et-Garonne

Publié à 11h14, le 02 avril 2015 , Modifié à 13h07, le 02 avril 2015

Fin d'une époque : Jean-Michel Baylet renonce au fauteuil de président du Tarn-et-Garonne
Jean-Michel Baylet © PASCAL PAVANI / AFP
Image Ghislain de Violet


C’est la fin d’un règne de 30 ans en même temps que celle d’une dynastie politique. Jean-Michel Baylet a décidé de ne finalement pas être candidat à sa succession pour la présidence du département de Tarn-et-Garonne, rapporte un journaliste du Monde ce jeudi 2 avril. Il explique un peu plus en détail son choix sur I-télé :



Dans des combines de 3e tour, je n'ai pas envie de vous offrir ma tête au bout d'une pique

Le président du Parti radical de gauche (PRG) avait pris la tête du conseil général ("conseil départemental", depuis la réforme de 2013) pour la première fois en 1985. Il avait pris le relais de sa mère, Evelyne Baylet, première femme présidente d'une collectivité départementale (et dirigeante historique du groupe de presse La Dépêche du Midi).

La reconduction de Jean-Michel Baylet n'avait rien de garanti. Au soir du second tour des départementales, la gauche et la droite locale revendiquaient chacune 14 sièges (sur 30). Problème pour le président sortant : le binôme qui tenait son sort entre ses mains s'est déclaré sans étiquette, privant Jean-Michel Baylet d'une possible majorité.

C'est d'ailleurs le candidat homme issu de ce tandem, Christian Astruc, qui a été élu président du département ce jeudi 2 avril, avec le soutien de la droite. Ex-proche de Jean-Michel Baylet, il a battu la candidate du PRG poussée par de ce dernier lors du vote des conseillers départementaux (18 voix contre 12).

Défaite aux sénatoriales, aucune proposition de portefeuille ministériel à la hauteur de ses ambitions, Jean-Michel Baylet a enchaîné les déconvenues ces derniers mois. Petite consolation : les Radicaux ont arraché quelques concessions à l'exécutif sur le maintien des départements et les députés PRG sont devenus indispensables à la majorité depuis la sortie des Verts du gouvernement.

[Edit - ajout déclaration Baylet sur I-télé]

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