Quand le PS était pour la dépénalisation du cannabis

Publié à 15h46, le 07 juin 2012 , Modifié à 16h59, le 07 juin 2012

Quand le PS était pour la dépénalisation du cannabis
François Hollande, en juin 2011 à la Bellevilloise, à Paris (Capture écran)

Martine Aubry, Najat Vallaud-Belkacem, Daniel Vaillant, Michel Sapin, Marylise Lebranchu, voire François Hollande : depuis trois ans, le PS a multiplié les déclarations en faveur de la dépénalisation du cannabis.

Le Lab a reconstitué pour vous un florilège des déclarations pro-dépénalisation tenues par les socialistes depuis quelques années …

  1. Le PS ouvert au débat sur la dépénalisation et la légalisation

    Sur http://www.youtube.com

    La polémique ne cesse pas après les propos de Cécile Duflot en faveur d'une légalisation du cannabis. Invité du 20h de TF1, ce mercredi 6 juin, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a voulu en finir avec cette histoire et a rappellé la position actuelle du gouvernement :

    "

    La question du cannabis n’est pas à l’ordre du jour.

    "

    Le président de la République refuse de mettre la question sur la table après les propos de Cécile Duflot, ministre du Logement, en faveur d’une dépénalisation, explique la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem :

    "

    Nous connaissons tous la position du président de la République, qui est opposé à la dépénalisation du cannabis.

    "

    Cette position, aujourd'hui officielle, n'a pourtant pas toujours été celle des principaux intéressés, alors cadres du Parti socialiste...

    6 juin 2011 : lors d’un débat organisé par le "Collectif du 21 avril", François Hollande, candidat aux primaires du PS se dit prêt à ouvrir le débat sur la dépénalisation du cannabis à l’échelle européenne :

    "

    Il va falloir réunir une commission à l'échelle de l'Europe, comme celle qui vient d'avoir lieu aux Etats-Unis.

    Le Portugal est dans la dépénalisation, mais pas tout à fait dans la légalisation.

    Ca mérite qu'on regarde ce qui se passe au Portugal. Ca mérite qu'on fasse une proposition pour l'Europe entière.

    "

    Une citation repérée dans cette vidéo, par le journaliste Vincent Glad au Grand journal de Canal (à 4:24) :

      

    Dans ce débat du 6 juin 2011, François Hollande va jusqu’à proposer la création d’une "commission d'experts notamment sur la question du soin et par rapport à la dépénalisation."

    Octobre 2009Najat Vallaud-Belkacem, dans un entretien accordé au site Rue89, se dit clairement ouverte à une nouvelle réglementation pour la consommation de cannabis.

    L’actuelle porte-parole du gouvernement est alors en charge des questions de société au PS et parle au nom du parti :

    "

    Un jeune sur deux fume du cannabis, on peut dire que ça ne va pas. Réglementer sa production, sa vente et sa consommation permettrait sans doute de contrôler un peu mieux la situation.

    "

    Cette déclaration exprime le soutien du PS soutient à Daniel Vaillant, député socialiste de Paris qui, dans un rapport parlementaire, se déclare favorable à la légalisation :

    "

    Il convient d’encourager l’expérimentation des gouvernements avec des modèles de régulation légale des drogues (en particulier le cannabis) afin de réduire le pouvoir de la criminalité organisée et protéger la santé et la sécurité de leurs citoyens. 

    "

    Octobre 2011 : Martine Aubry, première secrétaire du parti, répond à Rue89 sur le sujet. Opposée à la légalisation du cannabis, elle affirme cependant être pour la dépénalisation :

    "

    Moi, je suis pour la dépénalisation, et je pense que tant qu’on n’aura pas pénalisé réellement de manière extrêmement forte ceux qui sont dans les trafics, ceux qui s’enrichissent du cannabis, il est difficile de le légaliser.

    "

     Deux autres ministres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault s'étaient également prononcés en faveur d'un assouplissement de la loi. Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, soutenait la légalisation :

      

    "

    Je suis plutôt favorable à une légalisation comme pour le tabac à une condition : on met d'abord en marche une politique de santé publique.

    "

    Autre personnalité favorable, Michel Sapin. Le ministre de travail soutenait son collègue Daniel Vaillant:

    "

    Daniel Vaillant a raison, il faut mieux contrôler le commerce et mieux punir le trafic. A force de pénaliser le consommateur, on n'a plus d'armes pour attaquer le trafic car tout le monde a intérêt au silence.

    "

Du rab sur le Lab

PlusPlus