François Fillon défend Sens Commun : "personne ne me demande s'il y aura des francs-maçons dans mon gouvernement"

Publié à 21h03, le 19 avril 2017 , Modifié à 21h03, le 19 avril 2017

François Fillon défend Sens Commun : "personne ne me demande s'il y aura des francs-maçons dans mon gouvernement"
François Fillon © Capture d'écran TF1
Image Sylvain Chazot


Le problème est le suivant : lorsque l'on critique ses adversaires, il faut prendre gare à ne pas ouvrir le flanc aux répliques.

Exemple concret ce mercredi 19 avril sur TF1. François Fillon est l'invité de l'émission Demain Président et comme tous les autres candidats à l'Élysée, il répond gentiment aux questions d'Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau. Il est notamment sujet de Sens Commun, ce mouvement issu de la Manif pour tous, soutien sans faille de François Fillon et dont des membres pourraient intégrer le gouvernement en cas de victoire du candidat LR à l'élection présidentielle.

François Fillon en a un petit peu marre qu'on l'attaque sur ce terrain. L'ancien Premier ministre dénonce une forme de sectarisme. Mais cela ne l'empêche pas de critiquer le fait qu'Emmanuel Macron est soutenu à la fois par François Bayrou et Robert Hue, preuve selon lui d'une certaine "incohérence". Pas de sectarisme d'un côté mais du sectarisme de l'autre. Il ajoute :



Il faut rassembler les Français et pour rassembler les Français, il ne faut ne pas jeter le discrédit sur telle ou telle catégorie. Personne ne me pose la question de savoir s'il y aura des francs-maçons ou s'il y aura des personnalités de telle ou telle obédience philosophique dans mon gouvernement.

François Fillon tient néanmoins à répéter que la sensibilité des gens de Sens commun n'est pas la sienne. "Ils le savent très bien d'ailleurs", précise le candidat à la présidentielle avant d'ajouter que le mouvement a été loyal et fidèle à son égard. Cela vaut bien quelques postes. 

Du rab sur le Lab

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