François Fillon étrille "certains" candidats qui "perdent leur sérieux en parlant de frites et de jambon"

Publié à 09h54, le 13 novembre 2016 , Modifié à 13h59, le 13 novembre 2016

François Fillon étrille "certains" candidats qui "perdent leur sérieux en parlant de frites et de jambon"
© AFP

#FRITESGATE - Un problème, une solution. Que faire quand on ne mange pas de porc et qu’il y a jambon/frites à la cantine ? Prendre une "double-ration de frites", a répondu Nicolas Sarkozy en meeting à Neuilly-sur-Seine lundi 7 novembre, pour marquer son opposition aux menus de substitution dans les cantines scolaires.

Voilà encore un débat qui n’est pas du tout "sérieux" pour François Fillon. L’ancien Premier ministre, qui avait déjà fustigé qu’avec "six millions de chômeurs, 100 % de dette, le totalitarisme qui frappe à nos portes, [...] le sujet qui occupe [la] primaire [soit] le sort du maire de Pau", s’en prend encore à son ancien n+1, qui a amené le sujet sur la table, dans le JDD du 13 novembre. Interrogé sur les attentats survenus il y a tout juste un an, et sur la façon dont la France pourrait avoir changé, il répond :

"

La France est en guerre et les dirigeants politiques n’ont hélas pas vraiment pris conscience de la gravité du danger que représente la montée d’un totalitarisme islamique. Au lieu de parler du fond du problème, certains perdent leur sérieux en parlant de frites et de jambon. [...] Je ne m’attaque à personne, mais je ne veux pas que cette primaire se résume à des postures ou à un duel contre-productif : les uns votant Juppé pour ne pas avoir Sarkozy et les autres Sarkozy pour ne pas avoir Bayrou. Où est la France dans tout ça ? Le vote Fillon est plus clair et plus utile.

"

Cette sortie sarkozyste avait été moquée par d’autres concurrents à la primaire, Bruno Le Maire ironisant sur l’ancien chef de l’État qui veut "être Président pour régler les problèmes de frites". Le porte-parole d’Alain Juppé, Benoist Apparu, s’était dit "pas sûr que la République se définisse par des tranches de jambon".



[BONUS TRACK] Déception

Longtemps proche de François Fillon, Valérie Pécresse a choisi de rallier Alain Juppé pour la primaire. Ce qui a "déçu" l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy :

"

Je n’ai pas compris son choix. Il m’a déçu.

"

Exactement ce qu'avait pressenti Nicolas Sarkozy : "Je ne suis pas déçu car je ne m'attendais pas à ce qu'elle me soutienne. C'est surtout une déception pour François Fillon qu'elle a laissé et abandonné comme ça. L'absence de fidélité, c'est tellement commun en politique", a dit l'ancien chef de l'État dans Le Parisien le 12 novembre.

Le député de Paris peut toutefois espérer recevoir le soutien d’un autre poids lourd de LR, le Président des Hauts-de-France Xavier Bertrand. "Nous avons parlé plusieurs fois ces dernières semaines. J’ai compris qu’il hésitait entre monsieur Juppé et moi", rapporte François Fillon. Au Lab, Xavier Bertrand avait assuré qu’il n’avait "pas encore fait son choix à 100 %", démentant un ralliement à Alain Juppé.

Du rab sur le Lab

PlusPlus