François Fillon ne veut pas donner le sentiment que "la France est un pays à prendre, comme une femme"

Publié à 13h14, le 12 octobre 2015 , Modifié à 16h01, le 12 octobre 2015

François Fillon ne veut pas donner le sentiment que "la France est un pays à prendre, comme une femme"
© AFP
Image Delphine Legouté


François Fillon est en pleine séquence médiatique pour réussir à "imprimer" dans l'esprit des électeurs en vue de la primaire de 2016. S'il refuse de passer dans On n'est pas couché de Laurent Ruquier, l'ancien Premier ministre a en revanche bien participé aux Grandes gueules ce 12 octobre, le talk-show de RMC dans lequel les politiques ont souvent l'habitude d'avoir une parole, disons, plus libérée. Et ça n'a pas manqué.

C'est un François Fillon bien plus décontracté qu'à son habitude qui s'est exprimé à l'antenne de RMC ce lundi. Il a par exemple reconnu avoir "merdé" sur la TVA sociale, un vocabulaire qu'on ne lui connaît pas vraiment. Il a également comparé la France a une "femme" que l'on voudrait "prendre", précisant qu'il s'agissait justement d'une image qu'il refusait d'avoir.

A la question "est-ce que vous êtes candidat par devoir ou est-ce que vous avez envie d'être président de la République ?", le député répond en ces termes :

Oui je connais cette question. Bien sûr que j’en ai envie, si vous croyez pas que je me tape la vie que je mène depuis trois ans, si j’en avais pas envie...

Cependant, ce que je n’aime pas dans cette formulation-là, c’est le sentiment que la France c’est un pays à prendre, c’est comme une femme au fond, et faut vraiment en avoir envie, et faut le montrer tous les jours, et faut avoir ce projet-là depuis sa naissance etc. Je n’aime pas ça parce que je trouve que ce n’est pas rationnel.



La gestion d’un pays c’est pas seulement une question d’émotion et de passion.

A voir ici en vidéo :



Une formule qui n'est pas sans rappeler celle attribuée à Dominique de Villepin par Franz-Olivier Giesbert en 2006 dans son ouvrage La tragédie du président :



La France a envie qu’on la prenne, ça la démange dans le bassin. Celui qui l’emportera à la prochaine élection, ce ne sera pas un permanent de la politique, mais un saisonnier, un chenapan, un maraudeur.

Des propos démentis par le principal intéressé après parution de l'ouvrage. 



[Edit 16h00] La ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, a réagi vivement aux propos de François Fillon :









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