François Fillon renchérit sur la probité et rappelle "les 18 millions à l’UMP qui ont disparu"

Publié à 10h52, le 29 août 2016 , Modifié à 10h52, le 29 août 2016

François Fillon renchérit sur la probité et rappelle "les 18 millions à l’UMP qui ont disparu"
François Fillon. © Capture d'écran BFM TV.

"S’il y en a qui se sentent visés, c’est leur problème" Signé, François Fillon. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy assume, ce lundi 29 août sur BFM TV, sa violente saillie dominicale avec son "qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?". Visait-il Nicolas Sarkozy qui est le seul candidat à la primaire de la droite mis en examen (deux fois) ? "Elle s’adresse à tout le monde", assure le député LR de Paris qui veut faire de la "probité" un de ses axes de campagne, puisqu’il n’y a pas que le sécuritaire et l’identitaire dans la vie, explique-t-il (tout en n'oubliant pas l'économie).

Après donc la "République irréprochable" de Nicolas Sarkozy en 2007, "la République exemplaire" de François Hollande en 2012, voilà venu le temps de *la République probe* de François Fillon. Il développe son idée, rappelant au passage l’affaire Cahuzac pour bien viser François Hollande et l’affaire Bygmalion dans laquelle… Nicolas Sarkozy est cité :

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On a une dégradation de la vie publique. Il y a un problème de probité et de fonctionnement de nos institutions. Un problème de probité partout. Vous avez des ministres qui ne paient pas leurs impôts, vous en avez qui ont des comptes en Suisse, vous avez 18 millions à l’UMP qui ont disparu et que personne n’a jamais retrouvé. Ce sont les signes d’une dégradation morale, d’une dégradation de la vie publique. 

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"Si j’étais président de la République, je ferais fonctionner les institutions avec un souci prioritaire d’exemplarité et de probité", insiste François Fillon qui répète que s’il avait été mis en examen (suivez toujours son regard), il ne se serait pas porté candidat. 

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C’est le choix de chacun. Si j’étais mis en examen, je ne serais pas candidat. Certainement pas. Je considérerais que je ne suis pas en mesure d’assurer la direction du pays. C’est une question morale. 

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Dimanche, sans le nommer mais en pensant évidemment fortement à lui, François Fillon avait étrillé Nicolas Sarkozy, lançant lors de son meeting de rentrée dans la Sarthe :

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Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ne devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs. Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n'est pas soi-même irréprochable. Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?

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Une allusion aux multiples inculpations de Nicolas Sarkozy, toujours présumé innocent à ce jour. Le coup est rude et plutôt habile, au sein d'une famille politique dans laquelle Charles de Gaulle constitue la figure tutélaire et le modèle indépassable.

Ce lundi, Nicolas Sarkozy a affirmé, sur RTL, qu'il "ne se donnera(it) pas le ridicule" de répliquer à François Fillon. Il "a été un bon Premier ministre. Je ne me donnerai pas le ridicule d'attaquer celui avec qui j'ai travaillé pendant cinq ans", a déclaré le désormais ex-président de LR.

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