François Fillon vante sa constance face aux revirements de Sarkozy

Publié à 09h02, le 10 novembre 2016 , Modifié à 12h36, le 11 novembre 2016

François Fillon vante sa constance face aux revirements de Sarkozy
François Fillon. © Capture d'écran Europe 1.

L’élection de Donald Trump est l’occasion pour les politiques français de faire des analogies avec la situation électorale dans l’hexagone. Chaque candidat, ou presque, à la primaire de la droite, a ainsi vu Trump à sa porte, après sa victoire contre Hillary Clinton à la présidentielle américaine. Pas forcément François Fillon, qui est resté d’une neutralité toute sarthoise dans sa première réaction.

Invité sur Europe 1 ce jeudi 10 novembre à revenir sur cette surprise électorale, l’ancien Premier ministre a tout d’abord fustigé les conséquences "stupides" tirées par la classe politique française de ce succès de Donald Trump. L’occasion pour celui qui rêve de créer la surprise et de faire mentir les sondages à la primaire de la droite de s’attaquer au côté versatile de Nicolas Sarkozy. Ce qui ne plaira pas à Laurent Wauquiez, "écœuré" par le comportement des adversaires de l’ancien Président. François Fillon lance ainsi un scud plein de sous-entendus :

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Il y a des candidats qui soutenaient madame Clinton et qui aujourd’hui se prennent pour Donald Trump.

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L’allusion vise sans doute donc Nicolas Sarkozy, qui avait prévenu en mai que s’il était Américain, il voterait pour Hillary Clinton. Pour l’ancien président de l’UMP désormais, si le Républicain américain a gagné, c’est parce qu’il exprime le rejet de "la pensée unique". Pile poil tout comme lui dites-donc.

Mais François Fillon, qui ne ménage pas son ancien n+1 depuis le début de la campagne – rappelez-vous son "qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?" -, renchérit quelques minutes plus tard alors qu’il ne parle plus de Donald Trump mais vante sa constance et la rigueur de son programme. Il lâche ainsi un lourd :

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Beaucoup des candidats ne sont pas qualifiés pour avoir des résultats. Soit parce que leur programme n’est pas à la hauteur, soit, parce s’agissant notamment de l’ancien président de la République, il a démontré qu’il était capable de changer de cap avec une très grande rapidité.

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Et bim badaboum pour la "girouette" Sarkozy. A l’inverse donc de l’ancien chef de l’Etat, son ex-collab' vante sa constante. "Il faut soutenir François Fillon parce que c’est le seul qui a un programme de redressement et qui a une vraie continuité dans l’action", poursuit-il. Avant d’insister :

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Je n’ai jamais changé de position sur tous les sujets que je défends. Ma position est constante parce qu’elle est liée au constat de la réalité et aux convictions qui sont les miennes.

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Sous-entendu, ses rivaux pour la primaire de la droite n’ont ni sa constance, ni sa lucidité sur le constat ni ses convictions. Ça fait beaucoup. C’est donc pour cela que François Fillon est confiant à faire mentir les sondages. Et, une fois n’est pas coutume, il s’inspire donc des exemples du Brexit et de Trump, que les sondeurs n’avaient pas vu venir, pour asséner qu’ils "vont se planter encore une fois".

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