François Hollande aurait pu annoncer sa candidature à l'élection présidentielle le 1er décembre

Publié à 13h16, le 10 décembre 2016 , Modifié à 13h16, le 10 décembre 2016

François Hollande aurait pu annoncer sa candidature à l'élection présidentielle le 1er décembre
François Hollande © DR
Image Sylvain Chazot


L'histoire aurait pu être radicalement différente. Le 1er décembre, à 20h, François Hollande a annoncé, au cours d'une allocution télévisée donnée en direct depuis l'Élysée, qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielle. De quoi ravir Manuel Valls qui, quatre jours plus tard à Évry, annonçait sa candidature à la primaire de la Belle Alliance Populaire.

Mais tout aurait pu être différent. C'est ce qui ressort des écrits de Vincent Feltesse sur son blog, vendredi 9 décembre. Le conseiller politique y raconte les coulisses de ce 1er décembre et les dernières heures avant l'annonce formulée par le chef de l'État. On apprend notamment que les dernières lignes du discours présidentiel, celles où il fait part de son choix de ne pas concourir en 2017, "pouvaient être radicalement différentes".

Vincent Feltesse écrit :

Cette fois ci, l’action consista à dire que le texte était de grande tenue. Aussi que les dernières lignes pouvaient être radicalement différentes. Une déclaration de l’Elysée faisait partie des scénari pour une entrée en campagne. La compatibilité juridique avait même été vérifiée.

De fait, la très grande majorité du discours du chef de l'État, ce 1er décembre 2016, fut une défense acharnée de son bilan. Une annonce de candidature aurait donc pu tout à fait s'y intégrer.

Imaginez cinq minutes comment le monde aurait été différent. Manuel Valls ne serait certainement pas candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire. Et que dire de l'impact de ce choix sur Michèle Alliot-Marie ? La candidature de François Hollande l'aurait-elle poussé à renoncer ? Et quid de Marie-Noëlle Lienemann ? Bref : le monde politique n'aurait pas ressemblé à celui que nous connaissons. "Mais, il n’en était rien. La décision était là: prise, arrêtée, mesurée… Lourde, très lourde", écrit Vincent Feltesse.

Et la suite est connue. "Depuis lundi après-midi, un doute croissant nous habitait. Nous les trois qu’il avait fait venir pour nous débriefer de son déjeuner avec le Premier Ministre: Jean Pierre Jouyet, Gaspard Gantzer et moi… Ce doute s’était aussi répandu parmi les compagnons politiques les plus proches", relève-t-il encore, preuve que si la décision finale aurait pu être différente, tout semblait néanmoins diriger le Président vers un renoncement. 

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