François Hollande convaincu que "la France ne cédera pas" aux sirènes de Marine Le Pen

Publié à 07h05, le 06 mars 2017 , Modifié à 07h07, le 06 mars 2017

François Hollande convaincu que "la France ne cédera pas" aux sirènes de Marine Le Pen
François Hollande prend les paris © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / POOL / AFP
Image Etienne Baldit


SHE SHALL NOT PASS - Marine Le Pen, future présidente de la République ? L'hypothèse n'a jamais semblé aussi probable. Donnée première au soir du premier tour dans presque toutes les enquêtes d'opinion, la patronne du Front national peut-elle cependant briser le plafond de verre qui empêche encore souvent son parti de remporter des élections ? Elle s'en dit convaincue. Mais ce n'est pas l'avis de François Hollande.

Dans une interview à plusieurs journaux européens dont Le Monde lundi 6 mars, le chef de l'État, qui comme chacun sait n'est pas candidat à sa réélection, est questionné sur cette possibilité. "La menace existe. L’extrême droite n’a jamais été aussi haute depuis plus de trente ans", concède-t-il d'abord. Mais le Président ajoute aussitôt que d'après lui, cela n'arrivera finalement pas :



Mais la France ne cédera pas. D’abord, parce qu’elle est la France et qu’elle a conscience que le vote du 23 avril et du 7 mai déterminera non seulement le destin de notre pays mais aussi l’avenir-même de la construction européenne.

Selon François Hollande, c'est donc précisément la question européenne, qui est au cœur du projet de la candidate d'extrême droite, qui conduira les Français à ne pas élire Marine Le Pen. Il est en tout cas déterminé à œuvrer en ce sens :



Car si d’aventure la candidate du Front national l’emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro, et même de l’Union européenne [UE]. C’est l’objectif de tous les populistes, d’où qu’ils soient : quitter l’Europe, se fermer au monde et imaginer un avenir entouré de barrières de toutes sortes et de frontières défendues par des miradors. Mon ultime devoir, c’est de tout faire pour que la France ne puisse pas être convaincue par un tel projet, ni porter une si lourde responsabilité.

Le chef de l'État prend donc les paris. Or, on sait qu'il est l'un des pires pronostiqueurs de l'histoire de la politique française...

Du rab sur le Lab

PlusPlus