François Hollande demande aux ministres d'"arrêter leurs conneries" sur Karim Benzema et l'équipe de France

Publié à 07h40, le 23 mars 2016 , Modifié à 13h41, le 23 mars 2016

François Hollande demande aux ministres d'"arrêter leurs conneries" sur Karim Benzema et l'équipe de France
François Hollande © STEPHANE DE SAKUTIN POOL AFP
Image Etienne Baldit


C'EST FINI, OUI ? - La France compte traditionnellement 60 millions de sélectionneurs, dont certains sont au gouvernement. Patrick Kanner et Manuel Valls, notamment, donnent de temps en temps leur avis sur la composition de l'équipe de France, en tout cas en ce qui concerne Karim Benzema. Mais contrairement au ministre des Sports et au Premier ministre, on n'a pas entendu François Hollande sur ce dossier. Et pour cause : le chef de l'État est moyennement content de voir les uns et les autres commenter sur le cas de l'attaquant du Real Madrid. 

D'après Le Canard Enchaîné mercredi 23 mars, le président a gentiment appelé tout ce petit monde au calme, leur intimant cet ordre sans ambiguité :



Maintenant, vous arrêtez vos conneries !

Colère, donc, François Hollande, de voir ses ministres alimenter la chronique #footpolitique. Il faut dire que les intéressés ne sont pas passés inaperçus avec leurs commentaires sur "l'exemplarité" indispensable au port du maillot bleu. Patrick Kanner comme Manuel Valls avaient estimé que "les conditions" d'un retour de Karim Benzema n'étaient "pas réunies", en dépit de la levée partielle de son contrôle judiciaire dans l’affaire du chantage à la sextape de Mathieu Valbuena.

Et si François Hollande est énervé, il n'est pas le seul. Benzema lui-même a fini par prendre la plume pour envoyer ballader les membres du gouvernement. Sur Twitter, au lendemain des déclarations de Manuel Valls, il avait estimé sur Twitter qu'il n'avait pas de leçons à recevoir de leur part en matière "d'exemplarité" :





Nicolas Sarkozy ne partage pas la retenue de François Hollande sur ce sujet. Il avait, début décembre 2015, défendu le joueur du Real en prenant les affaires Cahuzac et Bettencourt comme exemples de l'absolue nécessité de laisser la justice faire son travail avant de condamner un homme comme ça, à l'emporte-pièce. Marine Le Pen et Nadine Morano, enfin, ont elles aussi volontiers considéré que Karim Benzema n'avait plus (ou n'avait jamais eu) sa place en Bleu. 





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