François Hollande reconnaît qu’il pourrait être contraint de participer à une "primaire de toute la gauche"

Publié à 07h03, le 11 janvier 2016 , Modifié à 09h17, le 11 janvier 2016

François Hollande reconnaît qu’il pourrait être contraint de participer à une "primaire de toute la gauche"
François Hollande à l'Élysée © ALAIN JOCARD / AFP

L’année 2016, qui sera placée sous le signe de la primaire (de la droite et du centre), avait commencé par un rappel malicieux d’un député PS : la primaire est inscrite dans les statuts du parti de la rue de Solférino . Fort de cette base "juridique" et de la demande persistante et régulière de la gauche du PS, un collectif, derrière notamment Daniel Cohn-Bendit, plaide ce lundi 11 janvier pour une primaire de toute la gauche, dans un appel publié dans Libération.

L’avantage d’un tel scrutin serait de donner une chance supplémentaire au candidat alors unique de la gauche de passer le premier tour de la présidentielle et d’éviter ainsi un second tour entre un candidat LR et Marine Le Pen pour le FN. L’inconvénient serait en revanche de faire descendre François Hollande, président de "tous les Français", dans l’arène partisane. Avec le risque de prendre des coups et de voir son bilan critiqué avant même le sprint de la campagne élyséenne.

François Hollande, qui distille auprès de ses visiteurs des informations parfois contradictoires, a ainsi laissé filtrer qu’il pourrait être finalement contraint d’en passer par la case primaire. Selon Libération , le chef de l’Etat a ainsi confié "à ses visiteurs hivernaux qui lui posent la question" :

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S’il y a une primaire de toute la gauche, je ne pourrais m’y soustraire.

"

Encore faudra-t-il trouver le temps pour organsier un tel scrutin. Avec le président d’un pays "en guerre" contre le terrorisme qui plus est. Jean-Christophe Cambadélis doit être ravi de cette confidence présidentielle...

A droite, on raille cette éventualité. "Une primaire à gauche ? Ce serait une humiliation pour François Hollande", réagit ainsi auprès de Libé Dominique Bussereau, accréditant ainsi l’idée que François Hollande, comme président sortant, devrait être le candidat naturel de la gauche.

#Point archives

C'est une pépite d'archive que le Lab avait exhumée en novembre 2014. En 2011, le 15 octobre très exactement, François Hollande, alors candidat à l'élection présidentielle, avait exprimé très clairement que, s'il était élu président, il se soumettrait quand même à une primaire. Il disait au Parisien, enjoignant Nicolas Sarkozy à se soumettre à un tel scrutin :

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- Si vous êtes président, y aura-t-il des primaires pour 2017 ?



- Oui. C'est un principe désormais inscrit dans le temps et l'espace politique. Nicolas Sarkozy devrait se l'appliquer, mais il ne serait pas sûr d'être désigné. Je comprends sa prudence…

"

Du rab sur le Lab

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