François Hollande s’agace d’être "seul à faire campagne contre Le Pen"

Publié à 06h45, le 09 mars 2017 , Modifié à 10h59, le 09 mars 2017

François Hollande s’agace d’être "seul à faire campagne contre Le Pen"
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Image Amandine Réaux


François Hollande a l’expérience d’une seule campagne présidentielle, lors de laquelle il a affronté Marine Le Pen. En 2012, la candidate du Front national n’avait même pas atteint le second tour. Cinq ans plus tard, la situation est radicalement différente : dans tous les sondages, la cheffe frontiste est donnée qualifiée le soir du 23 avril prochain. Un scénario craint par le chef de l’État et qui n’est, selon lui, pas pris au sérieux par la gauche.

Ainsi s’agace-t-il dans les colonnes du Parisien, jeudi 9 mars :



Je suis seul à faire campagne contre Le Pen. Il est minuit moins le quart, c’est maintenant qu’il faut se battre.

Et de qualifier ses deux anciens ministres candidats, Benoît Hamon (PS) et Emmanuel Macron (En Marche !), de "fragiles".

Lundi, François Hollande, dont la parole politique s’est raréfiée depuis son renoncement, avait tiré la sonnette d’alarme dans une interview à plusieurs journaux européens dont Le Monde sur la "menace" que représente le Front national. "Mon ultime devoir, c’est de tout faire pour que la France ne puisse pas être convaincue par un tel projet, ni porter une si lourde responsabilité", expliquait-il.

Alors que François Hollande fustigeait mercredi, en conseil des ministres, le système des primaires, il juge ce jeudi dans Le Monde que la campagne présidentielle n'a "pas vraiment commencé". Par ailleurs, le chef de l'État déplore :



La qualité est assez basse. Les Français ne s’y retrouvent pas pour l’instant. Ils pensent qu’on ne s’occupe pas de leurs vraies préoccupations.

[EDIT 11h] ajout déclarations au Monde.





[BONUS TRACK] Le plan H

L'hypothèse d'un plan H non pas comme Hamon mais comme... Hollande est hautement improbable mais pas complètement loufoque non plus. Car dans Le Parisien ce jeudi, on apprend qu'un "matelas de sécurité de 500 parrainages a été mis de côté" au cas où le chef de l'État déciderait finalement de se représenter, après avoir renoncé à sa candidature en décembre dernier. Notons que ces soutiens n'ont pour l'heure pas été envoyés au Conseil constitutionnel, d'où l'absence du nom de François Hollande dans la liste des candidats.

Après tout, les rebondissements sont si nombreux dans cette campagne que même les scénarios les plus fous deviennent envisageables. Réponse le 17 mars, date de dépôt des parrainages.

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