François Rebsamen aimerait beaucoup que Stéphane Le Foll soit candidat à la tête du Parti socialiste

Publié à 16h22, le 14 novembre 2017 , Modifié à 16h36, le 14 novembre 2017

François Rebsamen aimerait beaucoup que Stéphane Le Foll soit candidat à la tête du Parti socialiste
© LIONEL BONAVENTURE / AFP
Image Amandine Réaux


Y a-t-il un pilote pour manœuvrer le Parti socialiste ? Les candidats n’affluent pas pour le poste de Premier secrétaire d’une formation décimée après la présidentielle et les législatives, en vue du prochain congrès qui devrait avoir lieu en mars 2018. Alors, certains se chargent de pousser la candidature de leur copain.

François Rebsamen dit ainsi à quel point il trouverait super que Stéphane Le Foll propose ses services. Invité du Talk du Figaro ce mardi 14 novembre, l’ancien ministre du Travail et actuel maire de Dijon explique que, si c’est "une chance" pour le PS d’avoir des jeunes "talents" comme Najat Vallaud-Belkacem ou Olivier Faure, son parti a d’abord besoin de quelqu’un d’expérimenté pendant une période de transition. Tiens, comme l’ancien porte-parole du gouvernement, également fidèle hollandais, Stéphane Le Foll. "Rebs" déclare :

Je pense que, dans cette période particulièrement difficile où il faut se relever, se rassembler, où on a à préparer une échéance très importante, les élections municipales [...], où la survie du Parti socialiste peut se jouer [...], il faut quelqu’un qui est capable de faire émerger cette génération, la porter jusqu’au prochain congrès (pas celui-là, celui d’après), transmettre le flambeau. [Attention, lapsus is coming, NDLR] Moi, je pense - je peux me tromper - que quelqu’un qui ait de l’expérience, Emmanuel Le Foll… Stéphane Le Foll par exemple, il ferait très bien l’affaire, entouré d’une équipe de jeunes qui prendraient la relève après. Ça dépend de lui, évidemment, mais je pense qu’il y a une période transitoire, de reconstruction et je pense qu’il ferait bien les choses, à condition de savoir rassembler tous ces jeunes.

Cet été, Olivier Faure, patron du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale, avait tenu un propos similaire en disant souhaiter que le futur Premier secrétaire du PS ne soit pas aspirant candidat à la présidentielle. À l’époque, aucun socialiste n'avait fait part de l'une ou l'autre ambition. Mi-novembre, ce n’est toujours pas le cas. Officiellement, du moins, car le député Luc Carvounas, ancien proche de Manuel Valls, s’est tout de même porté "candidat à pouvoir participer à la reconstruction" du PS.





[BONUS TRACK]

François Hollande, on le sait, reçoit dans ses bureaux de la rue de Rivoli. L’ancien Président, on le sait aussi, ne cesse de parler de politique. Mais pas que. François Rebsamen révèle qu’il partage toujours l’amour du ballon rond avec son ami de longue date. Il raconte :

Oui. Mais moi, je vais parler football avec lui. Il suit l’équipe de Dijon, d’abord, c’est très important, et puis on échange sur le football. On parle aussi politique. Il parle toujours de politique, François Hollande. C’est très bien. On regarde ce que fait l’actuel gouvernement.

En août dernier, on avait déjà vu "Rebs" et François Hollande débriefer le multiplex de Ligue 1 au téléphone, devant les caméras de Canal +. Il était alors déjà question des Dijonnais.

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