Fusillade dans la Somme : pour Stéphane Ravier (FN), "les meurtriers de policiers ou de gendarmes ne méritent que la peine de mort"

Publié à 21h16, le 25 août 2015 , Modifié à 21h33, le 25 août 2015

Fusillade dans la Somme : pour Stéphane Ravier (FN), "les meurtriers de policiers ou de gendarmes ne méritent que la peine de mort"
© BERTRAND LANGLOIS / AFP
Image Etienne Baldit


Un différend dans un camp de gens du voyage a tourné à la tragédie, mardi 25 août sur la commune de Roye (Somme), au nord de Paris, avec une fusillade qui a fait quatre morts, dont un gendarme et un bébé de six mois, et trois blessés graves, dont un autre gendarme et un enfant de trois ans. La classe politique a réagi avec effroi à cette information. Mais certains plus vivement que d'autres, à l'instar de Stéphane Ravier.

Sur Twitter, le maire FN du 7e secteur de Marseille a présenté ses "condoléances à la famille du gendarme décédé". Et d'ajouter que "les meurtriers de policiers ou de gendarmes ne méritent que la peine de mort" :





En mars 2014, Stéphane Ravier avait déjà pris position en faveur de la peine de mort, sans pour autant évoquer les attaques envers les forces de l'ordre. Il expliquait :



C'est grave de demander, de prévoir dans le code pénal de pouvoir ôter la vie à quelqu'un, c'est extrêmement grave. Mais nous sommes dans une société de plus en plus violente, ultra violente. La vie humaine n'est pas respectée et je crois qu'il faut envoyer un signal fort à celles et ceux qui seraient tentés d'ôter la vie à des innocents. [...] Je crois que la peine de mort [...] est peut-être un mal nécesseaire.

Évoquant les individus qui "commettent l'irréparable et l'horreur", il considérait que la peine capitale permettait de "leur faire savoir que la société ne leur pardonnera pas". Marine Le Pen est d'ailleurs favorable au rétablissement de la peine de mort. En mars 2015, elle promettait, en cas d'élection à la présidentielle, d'organiser un référendum pour permettre aux Français "de choisir entre le rétablissement de la peine de mort et la mise en oeuvre de la perpétuité réelle".

Une mesure qu'elle n'évoque cependant pas dans son communiqué, ce mardi, relatif à la fusillade de Roye. Elle commente toutefois l'événement avec des mots très durs :



Ces événements très graves sont un symptôme de l'ensauvagement insupportable de notre société, qui ne trouve face à lui que laxisme, lâcheté et démission.  

Concernant les faits, Bernard Cazeneuve a expliqué : "Un homme est entré dans une aire de gens du voyage à Roye dans la Somme. Il a tué froidement un bébé de six mois, une femme, un homme et il a blessé plusieurs personnes, deux gendarmes, dont l'un très grièvement [décédé ensuite des suites de ses blessures, ndlr], ainsi qu'un autre enfant de trois ans. [...] C'est une affaire absolument dramatique et qui suscite dans la Somme, en France et au ministère de l'Intérieur une considérable émotion."

Selon les premières informations données par la préfecture, le meurtrier figurerait parmi les blessés. L'enfant gravement blessé était en arrêt cardiaque et a été mis sous assistance ventilatoire, selon la préfecture.

Les faits se seraient déroulés en milieu d'après-midi. Selon des premiers éléments recueillis sur place par des correspondants de presse, une violente querelle aurait éclaté au sein du camp de gens du voyage, situé tout près de l'autoroute A1. Un homme, peut-être sous l'emprise de la boisson, a ouvert le feu, alors que des gendarmes, alertés, s'étaient rendus sur les lieux.

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