Gérald Darmanin préfère quitter LR que de choisir entre Laurent Wauquiez et Daniel Fasquelle

Publié à 09h40, le 28 août 2017 , Modifié à 09h45, le 28 août 2017

Gérald Darmanin préfère quitter LR que de choisir entre Laurent Wauquiez et Daniel Fasquelle
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Image Amandine Réaux


Un ancien sarkozyste prié de donner sa préférence entre un sarkozyste et un sarkozyste. Le choix semble un peu compliqué, mais pas trop. Alors qu’en fait, l’équation l’est un peu plus. Ce lundi 28 août, jour de rentrée, Gérald Darmanin vient présenter le budget 2018 sur Europe 1, même s’il ne peut pas encore en dire beaucoup puisque l’ensemble des mesures seront connues le 27 septembre.

Le ministre de l’Action et des Comptes publics est tout de même interrogé sur le prochain congrès de Les Républicains, en tant qu’ex-coordinateur de campagne de Nicolas Sarkozy. Et même s’il dit être "très concentré" sur ses prérogatives ministérielles, Gérald Darmanin fait un petit effort pour s’exprimer sur ses anciens collègues. Mais pas forcément pour en dire du bien. Il lâche :

Si je vois que le choix est entre Laurent Wauquiez et Daniel Fasquelle, j’ai plutôt envie de partir des Républicains.

Qu’on rassure Gérald Darmanin : son choix devrait s’étendre à d’autres personnalités. Parmi les autres candidats déclarés (ou à moitié déclarés), on compte Laurence Sailliet, la filloniste Florence Portelli et peut-être un troisième sarkozyste : Roger Karoutchi, qui maintient le suspense sur sa candidature.

Mais l’ex-élu LR s’en prend à Laurent Wauquiez, qui ne devrait *pas vraiment* réconcilier les chapelles, et à Daniel Fasquelle, avec qui il s’est récemment écharpé publiquement. Ciblé par le député du Pas-de-Calais pour avoir rejoint le gouvernement, Gérald Darmanin l’a menacé en retour de publier ses lettres de demandes d’interventions fiscales en faveur de ses administrés du Touquet, dont il est l’ancien maire. Ce qui est #PlutôtSympa.

Bref, plus globalement, Gérald Darmanin en veut à LR de se poser en parti de l’opposition et pointe une incohérence sur leur critique concernant les travailleurs détachés :

Je suis triste de ce que sont devenus Les Républicains [malgré] le travail très important qu’avaient fait Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy pour faire une droite responsable. Quand je vois qu’aujourd’hui, ils souhaitent choisir l’opposition alors qu’ils ont un Premier ministre issu de leur famille politique, alors que quand le président de la République, très courageusement, se bat pour mettre fin à la directive des travailleurs détachés, on voit désormais Les Républicains qui sont contre alors qu’on a fait une campagne, il y a encore quelques mois, pour lutter contre cette directive des travailleurs détachés, ça me paraît pas très responsable.

Il fait peu de doutes que ces déclarations ne devraient pas améliorer le cas de Gérald Darmanin. Qui de toute façon préfère partir. Suspendu de ses fonctions exécutives au sein de LR, le ministre souligne que "ça fait quatre mois [qu’il est] au gouvernement, ils auraient pu [l]’exclure avant s’ils le souhaitaient".

Une commission spéciale sera chargée de rendre une décision définitive sur le sort de six personnalités concernées par d'éventuelles sanctions (Édouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, le questeur de l'Assemblée nationale Thierry Solère et le coprésident du groupe des députés Constructifs Franck Riester), après les avoir entendus.









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