Gérard Collomb ne "sera pas le ministre qui se contentera de faire des hommages devant les cercueils de nos policiers"

Publié à 11h20, le 06 juillet 2017 , Modifié à 14h28, le 26 décembre 2017

Gérard Collomb ne "sera pas le ministre qui se contentera de faire des hommages devant les cercueils de nos policiers"
Gérard Collomb. © Capture écran LCP
Image Loïc Le Clerc


Ce jeudi 6 juillet, à l'Assemblée nationale, les députés débattent de la prorogation de l'état d'urgence, en vigueur en France depuis les attentats du 13 novembre 2015. Mercredi, en commission, les parlementaires avaient adopté une sixième prorogation jusqu'au 1er novembre.

Pour Gérard Collomb, qui rappelle que "sept attentats ont été déjoués depuis le début de l'année", les dispositions de l'état d'urgence sont indispensables à la sécurité des Français. Et il ajoute, grave :



Je ne serai pas le ministre qui se contentera de faire des hommages devant les cercueils de nos policiers ou de nos concitoyens.






Depuis novembre 2015, près de 240 personnes ont été victimes du terrorisme en France, dont six policiers. Le dernier étant Xavier Jugelé, policier assassiné sur les Champs-Élysées le 20 avril dernier.

Depuis que l'état d'urgence a été instauré en France, il n'y a eu que trois autres ministres de l'Intérieur : Bernard Cazeneuve, Bruno Le Roux et Matthias Fekl. Les deux derniers n'ayant été à ce poste que quatre et un mois, on peut supposer que Gérard Collomb fait plutôt allusion à Bernard Cazeneuve.

Le ministre de l'Intérieur actuel appelle les députés à voter la continuité de l'état d'urgence, avant que celui-ci ne soit levé après l'adoption d'une loi antiterroriste gravant plusieurs de ses mesures dans le droit commun. Gérard Collomb ne devrait pas trop peiner à obtenir une majorité dans les deux cas.

Du rab sur le Lab

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