Gilbert Collard souhaite l'annulation de l'Euro 2016 de football en France

Publié à 09h19, le 28 mars 2016 , Modifié à 09h19, le 28 mars 2016

Gilbert Collard souhaite l'annulation de l'Euro 2016 de football en France
Gilbert Collard © MARTIN BUREAU / AFP
Image Sylvain Chazot


#FOOTPOLITIQUE - Gilbert Collard a une haute opinion de lui-même. Bien que relativement nouveau dans le paysage politique, le député affilié FN du Gard considère qu'il est un cas à part, un homme appartenant à un camp qui n'a "pas peur" de déplaire et prendrait, selon lui, les mesures qu'il faut, notamment en matière de lutte contre le terrorisme.

Un exemple ? Si Gilbert Collard était président de la République, les fans de football pourraient dire adieu à l'Euro 2016 en France. L'élu RBM l'exprime ainsi ce lundi 28 mars, sur iTÉLÉ :

Je pense que la sécurité de nos concitoyens est une priorité. La festivité, quand elle se paye au prix du sang, non. Alors moi, je suis meurtri à l'idée d'annuler, vous le pensez bien hein, parce que c'est un spectacle sportif magnifique. Mais comment va-t-on assurer la sécurité ? Là encore, c'est une affaire de responsabilité d'État. Moi, si j'étais aux responsabilités, je ne prendrais pas le risque d'exposer nos populations à un attentat.

L'élu affilié FN considère en effet que l'on n'a pas "le droit d'exposer nos population à un tel danger". "Il y a ceux qui vous diront 'oui mais si on cède, c'est donner raison aux terroristes'. Mais attendez, on leur a donné raison tant de fois ! Je pense notamment à notre comportement avec Bachar al-Assad", avance-t-il encore.

Une remarque amusante quand on sait qu'au même moment, sur BFMTV, Florian Philippot dit l'exact contraire et fait justement partie de "ceux" qui ne veulent pas "donner raison aux terroristes". Le n°2 du FN estime, comme Manuel Valls dimanche, que l'Euro de football doit absolument avoir lieu. Il dit :

Il n'est pas question de modifier notre vie sociale et de l'adapter aux contraintes des terroristes islamistes, évidemment parce que ce serait faire leur jeu. C'est ce qu'ils cherchent.

Le vice-président frontiste s'inquiète tout de même de la capacité de l'État à protéger l'événement.

L'exercice fantasmé du pouvoir dévoile donc des positions divergentes au FN. Concernant Gilbert Collard, le constat est clair. D'un côté, l'avocat cède face à la menace terroriste et annule l'une des principales compétitions sportives du monde, jouée pour la première fois sur notre sol depuis 1984. Mais de l'autre, le député assure qu'il "emmerde les terroristes". "Je leur mènerai une guerre impitoyable. Je n'attendrais pas qu'il y ait un attentat pour perquisitionner", jure-t-il. Une remarque à mettre en parallèle avec le constat sans appel de Marion Marcéhal-Le Pen qui expliquait, elle, qu'avec le FN au pouvoir, il n'y aurait pas eu d'attentats en France le 13 novembre 2015

 

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