Grâce à son score aux législatives, le parti animaliste va toucher les aides de l’État (contrairement à l’UPR)

Publié à 17h51, le 12 juin 2017 , Modifié à 17h47, le 13 juin 2017

Grâce à son score aux législatives, le parti animaliste va toucher les aides de l’État (contrairement à l’UPR)
Aux législatives, le parti animaliste avait pour slogan : "Les animaux comptent, votre voix aussi". © JOEL SAGET / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier

Victor Dhollande-Monnier

MIAOU - Ce premier tour des  législatives a été marqué par le raz-de-marée du parti d’Emmanuel Macron, dimanche 11 juin. Notons aussi l’affaissement du Front national, le recul de la France insoumise et la déroute du PS. Mais il n’y a pas que les *gros* partis dans la vie. Et parmi les *petits* qui se partagent les miettes de La République en marche, notons la très bonne percée du parti animaliste.

"Le Parti animaliste a dépassé 1% dans 86 circonscriptions", se félicite ce lundi 12 juin Catherine Helayel, candidate du parti à Paris. 

Le mouvement qui veut faire entendre la voix des animaux revendique 1,10% des voix au niveau national. Au total, 63.637 personnes ont voté pour ce parti au premier tour des législatives. Le plus gros score a été réalisé dans la première circonscription de Haute-Corse (2,87% des voix).

Contactée par le Lab, Nathalie Dehan, l’une des cofondatrices du parti animaliste, se réjouit de ce "beau score" :

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Avec moins de 7 mois d’existence, ce sont des résultats très encourageants.Cela montre que les Français sont intéressés par la cause animale. Jusqu’à présent, ces personnes s’exprimaient au sein d’associations qui défendent la cause animale. Maintenant, il y a un nouvel outil en faveur de la protection animale. Et ce beau score des législatives n’est qu’un début.

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Comme l’expliquait Libération, le parti animaliste s’est lancé en novembre 2016. "Dans son programme, il prévoit surtout la création d’un ministère, d’un code et d’une charte de la protection animale", écrit Libé.

Cette victoire n’est pas simplement symbolique mais pécuniaire. Depuis la loi du 15 janvier 1990, l’aide financière accordée aux partis politiques a été élargie aux partis dont "les candidats ont obtenu au moins 1% des suffrages exprimés dans au moins cinquante circonscriptions". Ce qui est le cas du parti animaliste.

Les aides s’élèvent à 1,42 euros par an et par voix sur cinq ans. Avec 63.637 voix, le parti animaliste va donc récolter 90.365 euros d’aides de l’Etat par an jusqu’en 2022.

Pour vous donner un ordre d’idée de cette performance, prenons une comparaison. L’Union pour la République (UPR) qui a présenté un candidat à la dernière élection présidentielle – François Asselineau – n’a pas atteint la barre des 1% – et ce malgré un nombre de voix plus important que le parti animaliste. "L'UPR a présenté 574 candidats mais n'a obtenu plus de 1% que dans 39 circonscriptions, alors qu'il en fallait 50 pour obtenir un financement public", explique le parti de François Asselineau sur sa page Facebook.

Au jeu des comparaisons, le parti animaliste a fait presque autant que le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France, qui a recueilli 1,17% des suffrages exprimés. Le parti du celui qui se voyait déjà Premier ministre a fait donc 0,07 point de plus que le parti des animaux.

[Edit 13/06 à 17h24] Ajout nombre de voix de l'UPR 

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