Grogne des "marcheurs" : des adhérents amers de ne pas avoir été retenus pour les législatives, selon Castaner

Publié à 07h56, le 26 juillet 2017 , Modifié à 08h26, le 26 juillet 2017

Grogne des "marcheurs" : des adhérents amers de ne pas avoir été retenus pour les législatives, selon Castaner
Christophe Castaner. © AFP
Image Sébastien Tronche


Si le manque de démocratie de La République en marche, le parti d’Emmanuel Macron, est souvent critiqué sous ce biais en externe et dans les oppositions, cette critique est également formulée en interne. C’est pourquoi une trentaine d’adhérents LREM, qui dénoncent un manque de démocratie interne, ont contesté mardi 25 juillet devant la justice les nouveaux statuts du mouvement, actuellement soumis au vote.

"Que traduit cette grogne ?" est-il demandé ce mercredi 26 juillet par Le Parisien à Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement et pierre angulaire de la macronie. Et celui qui a également en charge les relations avec le Parlement de minimiser cette fronde interne au parti présidentiel :

Rien. Sur 370.000 personnes, trente ont fait un recours.

Surtout, Christophe Castaner voit dans ces empêcheurs de tourner en rond une aigreur de ne pas avoir été investiS, "pour certains d’entre eux", par LREM aux législatives. Ainsi poursuit-il :

Ce sont trente adhérents qui ne sont pas représentatifs du mouvement, qui pour certains d’entre eux n’ont pas eu l’investiture pour être candidat aux législatives. Est-ce que cela doit être pris comme le révélateur d’un problème à LREM ? Non.

Un argument également avancé par Me de Roux, l’avocat de La République en marche, qui a souligné que "plus d'une dizaine de demandeurs avaient présenté leur candidature pour être investis aux élections législatives et ne l'ont pas été".

La procédure, engagée devant la chambre des référés du tribunal de grande instance de Créteil, vise à faire annuler la convocation des adhérents au vote des statuts du parti, qui a commencé dimanche pour s'achever le 30 juillet. Le collectif de plaignants, baptisé "La Démocratie en marche", dit s'appuyer sur "un vice de forme", estimant qu'un délai d'un mois aurait dû être respecté, selon les statuts, entre la convocation envoyée le 8 juillet et le début de la consultation le 23. Sur le fond, les plaignants avaient dénoncé lundi des statuts qui "cantonnent les adhérents à un rôle de supporteur et les excluent de la gouvernance, aussi bien locale que nationale".

Cette procédure n'est "pas justifiée", elle est "de mauvaise foi", a répondu Me Louis-Marie de Roux, s'étonnant d'un recours "déposé seulement 48 heures avant le début de la consultation". L'avocat de LREM a ensuite mis en avant un nouveau règlement intérieur du parti, voté le 8 juillet lors du conseil d'administration de l'association En Marche! et autorisant un délai de quinze jours et non plus d'un mois.

La décision a été mise en délibéré au 1er août... Le jour de la publication des résultats du scrutin.

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