Hoffman-Rispal: le vote sur la Palestine à l'ONU, un "moment difficile à passer" pour les relations France-Israël

Hoffman-Rispal: le vote sur la Palestine à l'ONU, un 'moment difficile à passer' pour les relations France-Israël
(Maxppp - Fabrissa Delaville)

La Palestine entre à l'ONU en tant qu'"état observateur". Le vote qui a fait jeudi 29 novembre de la Palestine un Etat observateur aux Nations unies est soutenu par Danièle Hoffman-Rispal, députée socialiste et présidente du groupe d'amitié France-Israël, mais avec "un certain nombre de réserves". 

Si elle accepte et soutient le choix annoncé par Laurent Fabius mercredi à l'Assemblée nationale, l'élue parisienne s'interroge sur le timing et "la question de l’opportunité". 

Pour Danièle Hoffman-Rispal, "il est important de rappeler que le Hamas ne reconnaît toujours pas l’existence de l’Etat d’Israël" et que "le cessez-le-feu est encore fragile". Par ailleurs, elle regrette que ce vote arrive eu pleine période d'élections en Israël, expliquant que "quand les populations ont peur, elles ont tendance à aller vers les extrêmes". 

Contactée par Le Lab, elle considère que c'est "un moment difficile à passer" pour la diplomatie franco-israëlienne mais se montre optimiste. "Je crois que François Hollande a montré son attachement à Israël et il a rappelé plusieurs fois que la communauté juive avait toute sa place dans la République", indique la députée.

Le sujet avait déjà été sensible au plan diplomatique pour la France. Barack Obama, président des Etats-Unis, et Nicolas Sarkozy, alors président Français, ont eu un échange très peu diplomatique, à l’occasion d’une rencontre bilatérale et de (très) haut niveau, le 21 septembre 2011, dans une salle de travail du Siège des Nations-Unies, révélait l’ancien ministre du Budget et de l’Economie, François Baroin, dans un ouvrage intitulé Journal de Crise

Sur le vote de la France pour que la Palestine soit reconnue comme "Etat observateur" aux Nations unies, Danièle Hoffman-Rispal estime que "c'était dans le sens de l'histoire" et indique que "la plupart des pays européens ont voté pour." Mais la députée de Paris fixe un objectif : "il faut maintenant que l'Europe et les Etats Unis contribuent à faire discuter directement les Israëliens et les Palestiniens". 

Mardi 27 novembre, devant l'Assemblée nationale au moment des questions au gouvernement, Laurent Fabius avait annoncé aux parlementaires le choix de la France de soutenir l'entrée de la Palestine dans parmi les pays "observateurs"à l'ONU. 

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